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La Belgique a accordé l’asile politique à des opposants de Félix Tshisekedi, marquant le déclenchement d’une guerre secrète entre elle et son ancienne colonie, la République démocratique du Congo (RDC).

Jean-Jacques Wondo, expert reconnu en défense et diplômé de l’École royale militaire belge, a été arrêté le 22 mai. Les services de renseignement congolais l’accusent d’entretenir des liens étroits avec Christian Malanga, « meneur de coup d’État ».

Cette arrestation est très mal perçue en Belgique, qui y voit une machination orchestrée par le service de renseignement militaire congolais, l’ex-DEMIAP, en conflit avec l’Agence nationale de renseignements (ANR) depuis l’assassinat de l’ancien ministre Chérubin Okende.

Ainsi, la Belgique cherche ardemment à obtenir la libération de son « securocrate » et spécialiste des questions militaires, ce qui a entraîné des représailles réciproques.

Dans ce contexte, la Belgique vient d’accorder l’asile politique à l’opposant congolais Franck Diongo, qui affirme que sa sécurité, sa liberté et même sa vie étaient menacées en RDC.

Cet asile politique, suivi d’une plainte contre le patron de l’ex-DEMIAP Christian Ndaywel possédant aussi la nationalité belge, semble être une pression politique exercée par la Belgique pour obtenir la libération de Wondo.

Le président Tshisekedi, qui considère la Belgique comme sa « seconde patrie », risque de céder à cette pression.

Roger Lazio

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