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Des manifestants kényans s’affrontent à la police à cause d’un projet de loi fiscal controversé.

Des foules de Kényans sont à nouveau descendues dans les rues jeudi pour manifester, s’affrontant à la police à Nairobi alors que les manifestations nationales se poursuivent contre un projet de loi fiscal controversé.

Le projet de loi controversé, connu sous le nom de Projet de loi sur les finances 2024, a suscité le mécontentement à travers la nation d’Afrique de l’Est depuis sa première présentation au Parlement en mai, le nouveau projet de loi proposant une augmentation d’un éventail d’impôts et de taxes pour les Kényans.

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de la capitale kényane Nairobi mardi, la police armée lançant des grenades lacrymogènes et tirant des canons à eau sur les manifestants rassemblés dans le quartier des affaires central de Nairobi.

Au moins 283 manifestants ont été arrêtés, dont quatre journalistes, lors des manifestations précédentes, a indiqué Amnesty Kenya à ABC News. L’organisation de défense des droits de l’homme a déclaré être « alarmée et indignée » par « l’usage d’une force excessive », « l’intimidation des civils » et les arrestations arbitraires.

L’ambassade américaine à Nairobi a émis mardi une alerte concernant les manifestations pour les citoyens américains, indiquant que les événements sont « censés être pacifiques » mais peuvent « devenir violents » à tout moment. L’ambassade a appelé les citoyens américains à « rester vigilants » et à éviter les grands rassemblements.

Le projet de loi sur les finances a été introduit dans le cadre du budget du Kenya pour l’année prochaine, le ministre des Finances kényan Njuguna Ndung’u déclarant que le budget vise à « redynamiser » l’économie du Kenya, à générer 346,7 milliards de shillings kényans de recettes supplémentaires et à aider à alléger la dette.

Les Kényans craignent que le projet de loi, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet, n’alourdisse le fardeau économique pour ceux qui peinent déjà avec le coût de la vie.

Le Conseil des médias du Kenya a condamné dans un communiqué les « arrestations arbitraires et les attaques contre les journalistes » couvrant les manifestations, exprimant sa « consternation » face au harcèlement des journalistes malgré leur identification évidente avec des vestes et des badges de presse.

Dans un communiqué mardi soir, le Bureau du président du Kenya a annoncé qu’ils ont apporté des amendements au projet de loi sur les finances « en tenant compte des points de vue du peuple et des autres parties prenantes lors des séances de participation publique ».

Parmi les amendements figurent l’annulation d’une TVA proposée de 16% sur le pain, des taxes sur les transactions de change et les services financiers, ainsi qu’une taxe de 2,5% sur les véhicules à moteur.

Avec ABC

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