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Selon plusieurs experts militaires, la plupart des militaires sud-africains qui sont déployés ou qui seront déployés en RDC, ont suivi une formation spécialisée aux techniques de guerre dans la jungle soit en Afrique du Sud ou soit en RDC.

Depuis 2013, l’Afrique du Sud a compris que la formation de ces soldats à la technique de guérilla dans la jungle était quelque chose que le Brésil pouvait offrir dans un contexte de déploiement régional futur. Ces compétences militaires sont nécessaires dans les théâtres d’opérations africains où la SANDF est déployée avec notamment la technique de plongée, l’alpinisme et les opérations fluviales.

Huit spécialistes brésiliens de la guerre dans la jungle du Centre d’instruction sur la guerre dans la jungle (JWMTT – Jungle Warfare Mobile Training Team), ont donné le cours en six modules, avec des certificats remis à tous les participants .En plus de leurs certificats, les soldats qui ont obtenu ce grade de Jaguar, ont reçu des écussons d’experts en guerre dans la jungle .

Ce groupe de soldats sud-africains actuellement affectés à la mission de maintien de la paix des Nations Unies (ONU) en République démocratique du Congo (RDC) et d ‘autres qui doivent être déployés, possède cette compétence de – la guerre dans la jungle – dans leur Carrière de formation, complété par des spécialistes et instructeurs brésiliens.
En juillet 2022, 30 membres de la Force de réaction rapide I de la SANDF ont reçu leurs insignes et certificats Jaguar après avoir terminé avec succès une formation dispensée par une équipe mobile de formation Jungle Warfare du Brésil. En mars 2022, c’était le tour d’ un autre groupe de parabats du 1er Bataillon de Parachutistes faisant office de Force de Réaction Rapide rattachée à la FIB.

Ces militaires sud-africains ont reçu une instruction avec un suivi pratique en matière de tir, de navigation, de mouvement tactique, d’opérations offensives ainsi qu’un aperçu de la guerre générale dans la jungle et de la manière par des instructeurs brésiliens.

Les soldats kenyans et malawites déployés auprès de la MONUSCO, soit dans le FIB de la mission, soit dans l’un de ses QRF de soutien, ont également bénéficié auparavant de l’expertise et des connaissances spécialisées brésiliennes.

L’engagement sud-africain en RDC

L’engagement de l’Afrique du Sud envers la mission de maintien de la paix de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en République démocratique du Congo (RDC) a été confirmé hier (lundi 12 février) par le commandant en chef de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), le président Cyril Ramaphosa.

Dans un communiqué de quatre paragraphes publié par la présidence, Ramaphosa « a ordonné l’envoi de 2 900 membres de la Force de défense nationale sud-africaine pour aider à la lutte contre les groupes armés illégaux dans l’est de la RDC ».

Ce « déploiement » a débuté le 15 décembre 2023 et devrait durer un an et se terminera à la même date cette année.

Les dépenses budgétisées s’élèveraient à un peu plus de 2 milliards de rands soit 105.75 million $ USD – aucun autre détail concernant la composition du déploiement n’est donné dans le communiqué.

La semaine dernière, des images ont été diffusées au Nord-Kivu montrant un convoi de la SANDF de la SAMIDRC comprenant au moins cinq véhicules blindés Mamba de transport de troupes , deux Land Cruisers et une ambulance blindée Mfezi.

Selon certains observateurs, le premier groupe avancé du Malawi et de l’Afrique du Sud était arrivé le 18 décembre dernier suivi d’un deuxième groupe sud-africain deux jours plus tard.

Coco Kabwika

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