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Mapisa-Nqakula, ancienne ministre de la Défense et des Anciens Combattants, à l’École d’infanterie.

L’ancienne ministre de la Défense et des Anciens Combattants Nosiviwe Mapisa-Nqakula a « catégoriquement nié » les allégations de corruption portées contre elle concernant des contrats d’une valeur supérieure à 100 millions de rands pour le transport de matériel militaire vers et depuis la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan.
L’actuelle présidente de l’Assemblée nationale (AN), poste auquel elle a été élue par la majorité du parti au pouvoir au Parlement en août 2021, a réfuté les allégations dans un rapport du Sunday Times par le biais d’une déclaration et « a exprimé son profond regret face aux allégations, y compris un prétendu affidavit » d’un ancien fournisseur de services du ministère de la Défense (DoD). Selon le communiqué, Mapisa-Nqakula « n’a eu connaissance » des allégations que par le biais du journal national du dimanche.
Des pots-de-vin allant jusqu’à 2,3 millions de rands en espèces auraient été versés à Mapisa-Nqakula par Nombasa Ndhlovu d’Umkhombe Marine à la suite de la « frustration » suscitée par un contrat de 104 millions de rands visant à déplacer l’équipement de la SA National Defence Force (SANDF) du Soudan vers le Sud Afrique. L’équipement a été utilisé par le personnel militaire sud-africain déployé dans la région soudanaise du Darfour dans le cadre d’une mission conjointe Union africaine (UA)/ONU (ONU) sous le nom d’Opération Cordite. Le transport devait se faire par voie terrestre jusqu’à Dar-es-Salaam ou Mombasa, puis par voie maritime jusqu’en Afrique du Sud.

Ce contrat a apparemment été annulé lorsque l’engagement de l’Afrique du Sud auprès de la MINUAD a pris fin en mars 2016. Umkhombe Marine s’est ensuite vu attribuer un contrat similaire pour rapatrier le matériel militaire en Afrique du Sud depuis la RDC, d’une valeur estimée à 79 millions de rands.
Ndhlovu a été arrêtée en octobre 2020 dans le cadre du contrat avec le Soudan et d’autres et libérée sous caution de 80 000 rands. Son mari, Noel, un général deux étoiles à l’époque en poste à la division des opérations conjointes de la SANDF, aurait « approuvé sans réserve » les contrats Umkhombe Marine.

Mapisa-Nqakula, présidente de l’Assemblée nationale a réaffirmé son engagement à coopérer pleinement à toute enquête formelle sur ces allégations. Elle reste ferme dans sa conviction d’innocence et dans son engagement à continuer à servir le pays avec honneur et intégrité. »
Elle rejette le rapport et la « prétendue enquête » associée, partagée avec les médias, affirmant que « les enquêtes de cette nature devraient être menées avec la plus grande diligence et le plus grand respect de la procédure régulière ».
« Tout au long de sa carrière dans la fonction publique, la Présidente a respecté les normes les plus élevées d’intégrité et de conduite éthique et a farouchement milité contre la corruption, qu’elle a continué (sic) à considérer comme une menace directe aux principes de démocratie et de bonne gouvernance. »

Durant son mandat au gouvernement, Mapisa-Nqakula a été vice-ministre des portefeuilles des Services correctionnels et des Affaires intérieures, ainsi que ministre des Services correctionnels avant de prendre en charge le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants jusqu’à sa nomination comme Présidente de l’Assemblée nationale .

Cyril Mokoena

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