4 minutes 6 mois

Afin d’empêcher les terroristes du Mouvement du 23 Mars (M23), qui sont soutenus militairement par le Rwanda, de prendre le contrôle de la ville de Goma,  capitale de la province du Nord-Kivu, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont annoncé le lancement de l’opération « Springbok » le week-end dernier. La première position de cette opération a été établie hier lundi à Kimoka, dans le territoire de Masisi. Le commandant de la MONUSCO, Otavio Rodrigues de Miranda Filho, a déclaré que si des groupes armés tentent d’attaquer les positions des FARDC et des casques bleus, celles-ci passeront de la position défensive à une position offensive.

Notre priorité est de stopper toute tentative du M23 de prendre le contrôle de Sake ou Goma, situés à environ 30 kilomètres de la capitale provinciale du Nord-Kivu, a déclaré le général Otavio Rodrigues de Miranda Filho, commandant de la force onusienne, lors d’une conférence de presse. Le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Peter Cirimwami, a également souligné que la MONUSCO était un partenaire privilégié de leur mission.

Cette opération est lancée dans la ville de Goma, alors que les habitants de l’est de la RDC ont récemment organisé des manifestations pour demander le départ des casques bleus de la MONUSCO, les accusant de tous les problèmes. La diplomatie congolaise a également relayé cette demande au Conseil de sécurité de l’ONU, afin que les casques bleus quittent le territoire congolais dès décembre prochain.

Depuis 1999, la force de l’ONU en République démocratique du Congo a été critiquée par les Congolais pour son incapacité à mettre fin aux violences des groupes armés, en particulier le M23. Cependant, la situation dans l’est de la RDC a récemment évolué, avec une intensification des combats entre les forces armées congolaises (FARDC), soutenues par la MONUSCO, et les terroristes du M23 qui tentent de prendre le contrôle de la capitale du Nord-Kivu. Il est donc possible que Kinshasa revienne sur sa position initiale et demande un report du départ de la MONUSCO au Conseil de sécurité.

Depuis octobre dernier, les combats se sont intensifiés, entraînant le déplacement massif des populations dans cette région du pays, alors que la RDC se prépare à organiser des élections générales en décembre prochain. Selon le général Miranda Filho cité par Jeune Afrique, le M23 serait en train de progresser vers Sake, une ville considérée comme un rempart essentiel dans la défense de la ville de Goma.

Face à cette situation sécuritaire très préoccupante, la MONUSCO s’est engagée à travailler avec les FARDC pour protéger les civils des groupes rebelles armés. C’est pourquoi la MONUSCO et les FARDC ont lancé l’opération Springbok, comme l’a déclaré le commandant de la force onusienne. « Nos troupes sont déployées dans toute la région et si jamais le M23 s’approche de ces villes, la MONUSCO et les FARDC défendront la population civile », a-t-il promis. « Nous allons travailler ensemble et ensemble, nous sommes plus forts que n’importe quel groupe armé », a ajouté cet officier onusien.

Avec CNTV

Partage

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *