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Lorsqu’un ministre échoue à être élu à la députation nationale, cela est perçu comme un signe de déficit de légitimité politique. Dans de nombreux systèmes politiques, la fonction de ministre repose sur la confiance et le soutien du peuple, et l’échec à être élu remet en question cette légitimité. Par conséquent, exiger la démission des ministres qui échouent à la députation nationale permet de maintenir l’intégrité et la légitimité du gouvernement, en assurant que les représentants politiques soient directement responsables devant le peuple.

Ainsi, au Sud-Kivu dans la circonscription de Kabare, Eustache Muhanzi n’a pu faire le poids. Faute d’avoir le seuil de représentativité nationale, la ministre d’État en charge du Portefeuille, Adèle Kayinda a échoué à se faire élire dans la circonscription de Sandoa, province du Lualaba.

Candidat à Kasenga, Augutin Kibassa Maliba, ministre des PT-NTIC, a courbé l’échine, de même pour José Mpanda dans son fief de Mbuji-Mayi.

Même sort pour Albert-Fabrice Puela, ministre des Droits humains et Pascal Omana Bitika, vice-ministre du Plan, non élu à Kindu.

Enfin, Kinshasa aura été la vraie briseuse des rêves des ministres candidats avec pas moins de 4 échecs: François Kabulo des Sports, Yves Bunkulu de la Jeunesse et Irène Esambo des PVH à Lukunga ainsi que Godard Motemona au Mont-Amba.

A cette liste s’ajoutent Didier Mazenga du Tourisme, Antoinette Kipulu de la Formation professionnelle et Nana Manuanina, près le Président, tous invalidés par la CENI pour fraude.

leur démission va renforcer le lien entre les dirigeants politiques et la population, en garantissant que ceux qui occupent des postes de pouvoir soient effectivement soutenus par les électeurs.

 

Tribune Coco Kabwika

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