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L’opération sud-africaine Thiba au Congo se heurte a une puissante force des technologies militaires des rebelles soutenus par le Rwanda.

Plusieurs sources assurent que deux avions de chasse Sukhoi ont été touchés à l’aéroport de Goma par des tirs de drones dirigés depuis la frontière rwandaise,selon le quotidien belge Le Soir.

L’attaque de deux avions de chasse touchés par des drones samedi alors qu’ils se trouvaient sur l’aéroport de Goma illustre davantage encore la montée en puissance de la guerre et son internationalisation tandis que chacun se rend compte de la vulnérabilité de la capitale du Nord-Kivu et de la mission de la SADC en RDC (SAMIDRC).

En outre,il a été révélé que les deux soldats sud-africains tués la semaine dernière lorsqu’un mortier a touché leur position dans une base de la SAMIDRC (Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en République démocratique du Congo) étaient des fantassins attachés au 2e bataillon d’infanterie SA (SAI) pour le déploiement régional .

Selon l’expert en matière de défense et de sécurité Guy Martin, les forces sud-africaines doivent s’ attendre a plusieures attaques et décès car “ la mission est mal équipée”. Les forces sud-africaines sont exposées aux tirs de drones y compris des drones kamikaze que le Rwanda a obtenu de la Pologne. L’”opération Thiba” de la mission SAMIDRC au Congo semble tourner à la guerre entre le Rwanda et l’Afrique du Sud.

Le contrat d’armement de la Pologne avec le Rwanda : partenariat stratégique et alimentateur d’atrocités

La récente tournée du président polonais à travers le continent africain a abouti à une série d’accords controversés avec divers gouvernements, notamment le Rwanda. Au cœur de ces accords se trouve la fourniture de technologies militaires avancées à Kigali, avec des drones militaires et des systèmes anti-drones comme élément clé. Cependant, ces transactions ont fait sourciller au niveau international, compte tenu des questions sur le soutien présumé du Rwanda à des factions militantes telles que le M23, qui ont été impliquées dans de nombreuses atrocités au sein du pays. République démocratique du Congo (RDC).
Dans ces conditions, les implications du transfert de technologie militaire de la Pologne vers le Rwanda font à juste titre l’objet d’un examen minutieux. Des questions planent sur l’utilisation potentielle de cette technologie par le Rwanda, surtout si l’on considère son soutien au M23. Alors que le mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC touche à sa fin , les inquiétudes grandissent quant aux conséquences pour la stabilité régionale.
Les soldats de la paix de l’ONU ont signalé que le M23 utilise des armes avancées, présumées fournies par le Rwanda. Il s’agit notamment de missiles sol-air capables d’abattre des drones, tels que ceux fournis par la Chine à la RDC, qui, selon le Congo, sont destinés à des opérations de contre-insurrection, bien que le M23 prétende qu’ils pourraient être utilisés pour commettre des crimes de guerre.

Notons que le Rwanda avait créé un centre dédié au développement de l’intelligence artificielle pour aider à créer des « approches plus rapides » de l’utilisation des technologies émergentes par son gouvernement.Ce centre avait été créé dans le cadre du réseau de centres du Forum économique mondial (WEF) axés sur le développement de l’intelligence artificielle, appelé Centre de la quatrième révolution industrielle (C4IR). Avec l’accord Pologne-Rwanda, le pays des milles collines est devenu le dernier pays africain à acquérir les systèmes anti-drones SKYctrl et FIELDctrl de la société polonaise Advanced Protection Systems (APS). Les systèmes sont conçus pour détecter, suivre et neutraliser les véhicules aériens sans pilote (UAV) qui constituent une menace pour la sécurité et la souveraineté du pays.

L’ Afrique du Sud doit se préparer à une guerre de haute technologie avec le Rwanda.

Darren Olivier, directeur de l’African Defence Review, a comparé la contribution sud-africaine à la SAMIDRC au déploiement en République centrafricaine (RCA) qui a pris fin après que 13 parachutistes ont été tués alors qu’ils défendaient une position dans la capitale Bangui, en mars 2013, contre ce qui, de l’avis de tous, était une force rebelle écrasante de la Séléka.Pour que la mission SAMIDRC et l’opération Thiba ne s’arrête pas en cascade avec plusieurs morts, l’Afrique du Sud doit se préparer à une guerre de haute technologie avec le Rwanda.

Olivier souhaiterait principalement voir davantage de soutien aérien pour la contribution de la SANDF à la SAMIDRC, notamment des hélicoptères de transport Oryx, des hélicoptères d’attaque Rooivalk, des hélicoptères utilitaires A109 et des véhicules aériens sans pilote (UAV). « Deuxièmement, de meilleurs équipements personnels (la plupart des équipements SANDF sont obsolètes), de meilleurs véhicules, des systèmes C-RAM [contre-roquettes, artillerie et mortier], des systèmes de guerre électronique, etc. »

Il a souligné que la SANDF exploite des drones Seeker 400, mais dans le cadre du renseignement de défense et peut-être pas disponibles en tant qu’actifs tactiques.
« La SANDF a besoin de fonds d’acquisition de capitaux et de volonté politique pour pouvoir se procurer des systèmes qui l’aideront, et tant qu’aucun des deux ne restera disponible, elle sera vulnérable, j’en ai peur. C’est pourquoi je dis que les leçons de Bangui n’ont pas été retenues », a-t-il conclu.

Avec Coco Kabwika

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