Le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) est centré sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants. Toutefois, il n’est pas lié aux récents événements rapportés par les médias.
C’est ce qu’a affirmé jeudi Anna Evstigneïeva, représentante permanente adjointe de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU.
Plusieurs médias ont signalé la présence de membres de sociétés de sécurité étrangères au sein des forces armées congolaises. On a notamment mentionné un contingent de soldats roumains engagé aux côtés de l’armée de la RDC pour sécuriser la ville de Goma.
Ces soldats appartiendraient à deux sociétés militaires privées, Ralf et Agemira, avec des liens indirects avec la France. La majorité des membres venaient de Ralf, une organisation d’anciens de la Légion étrangère, dirigée par le Franco-Roumain Horatiu Potra. Les autres étaient affiliés à la société bulgare Agemira, fondée par le Français Olivier Bazin.
Ce contingent aurait mis fin à ses activités en janvier dernier, les soldats roumains ayant dû se réfugier dans une base de la MONUSCO.
De son côté, le président congolais Félix Tshisekedi a précisé qu’il ne s’agissait pas de mercenaires, mais d’instructeurs formant les soldats congolais, confirmant leur nombre à environ un millier.
« La situation des soldats de la paix à Goma et dans les zones environnantes reste instable », a rappelé la représentante russe à l’ONU. Elle a également souligné que les risques pour la réputation des opérations de maintien de la paix des Nations unies étaient trop élevés.
SP