Cyril Ramaphosa a autorisé la prolongation du déploiement des forces de défense nationale sud-africaines en RDC à la demande de 70 soldats restant chargé du retour du matériel militaire restant entre le 1er août et le 31 décembre 2026

Le président et commandant en chef Cyril Ramaphosa a autorisé la prolongation du déploiement des forces de défense nationale sud-africaines (SANDF) en République démocratique du Congo (RDC) afin de leur permettre de terminer leur retrait de la mission de paix des Nations Unies (Monusco) sur place.

Lors d’une conversation téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui s’est tenue le 12 janvier, Ramaphosa a indiqué que la décision unilatérale de l’Afrique du Sud de se retirer de la MONUSCO était influencée par la nécessité de consolider et de réaligner les ressources des forces de défense nationale sud-africaines, après 27 ans de soutien de l’Afrique du Sud aux efforts de maintien de la paix des Nations Unies en RDC.

Lors de son discours prononcé le 21 février à l’occasion de la Journée des forces armées, le président Ramaphosa a déclaré que le gouvernement s’efforçait de combler les déficits de financement de la défense, d’améliorer l’efficacité et de veiller à ce que les ambitions opérationnelles soient assorties des ressources nécessaires. Ce processus de réorientation des priorités implique notamment une réduction de la participation de l’Afrique du Sud en tant que pays contributeur de troupes à la MONUSCO.

Le retrait final a débuté le 12 février 2026 et devait s’achever le 2 juillet. Les derniers soldats combattants sont rentrés de la RDC début juillet, laissant sur place un petit contingent chargé du retour du matériel.

Le major général Sandile Hlongwa, chef adjoint de la division des opérations conjointes de la SANDF, a expliqué le 18 août devant la commission parlementaire permanente conjointe sur la défense (JSCD) que la dernière autorisation du président couvre l’emploi de 70 personnes pour achever le rapatriement du matériel restant entre le 1er août 2026 et le 31 décembre 2026.

La lettre, datée du 11 août 2026 et adressée au président du Parlement, indique que le coût total s’élève à 41 millions de rands, dont la majeure partie (29 millions de rands) est consacrée aux biens et services, suivie par la rémunération des employés (12 millions de rands).

Hlongwa a expliqué que ces 70 soldats se répartissent comme suit : 50 à Beni en RDC (principale base des SANDF dans ce pays d’Afrique centrale), huit à Mombasa au Kenya et douze à Entebbe en Ouganda. La prolongation de leur mission a été demandée principalement pour ces 70 personnes, chargées de recenser tout le matériel, de l’enregistrer, de le dédouaner et d’obtenir tous les certificats nécessaires à son transport, a-t-il précisé.

« La demande de prolongation de mission formulée par la SANDF auprès du Président doit donc être comprise avant tout dans le contexte du retrait et du rapatriement ordonnés de son matériel suite à la fin de l’opération Mistral menée par la RSA, et non comme un nouvel engagement en faveur d’une présence militaire indéfinie en RDC », a déclaré Hlongwa. L’opération Mistral représente la contribution de la SANDF à la MONUSCO ; l’opération Thiba était sa contribution à la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), désormais terminée.

« Cette prolongation permettra de garantir que le retrait de la SANDF se déroule de manière ordonnée, sûre et coordonnée, sans créer de risques opérationnels ou administratifs inutiles », a déclaré Hlongwa au JSCD.

Il a expliqué que toutes les troupes de l’opération Mistral sont rentrées chez elles et que seul leur matériel doit être restitué. Les Nations Unies sont responsables du retour du matériel en état de marche, tandis que l’Afrique du Sud doit rapatrier le matériel hors service (l’ONU n’indemnise les pays contributeurs de troupes que pour le matériel en état de marche). Le matériel lourd sera expédié par bateau à Port Elizabeth, puis acheminé au centre de mobilisation de Bloemfontein.

Carl Niehaus, représentant des  (EFF) au sein du Comité mixte de surveillance et de défense (JSCD), a souligné que la lettre de prolongation envoyée au Parlement est datée du 11 août, alors que la procédure de prolongation a débuté le 1er août et court jusqu’au 31 décembre. « Une fois de plus, nous sommes confrontés à une situation où la prolongation avait déjà commencé lorsque le président a adressé la lettre au Parlement. Nous recevons ces lettres de prolongation à approuver a posteriori. Cette pratique inacceptable semble perdurer. »

Aimé Binda

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