Diplomatie et Spiritualité : L’Ambassadeur itinérant de la Ville Sainte de Nkamba en mission officielle à l’Union Africaine et en Russie

Kinshasa, le 13 mai 2025, Dr Lohanga Konga Jospin, ambassadeur itinérant mandaté par Sa Divinité papa Simon Kimbangu Kiangani, Chef spirituel et représentant légal de la communauté kimbanguiste, prendra part à des séances de travail diplomatiques, socio-économiques et culturelles qui se tiendront, dans un premier temps, à Addis-Abeba, du 14 au 18 mai 2026. Il poursuivra ensuite cette mission en Russie, du 19 au 21 mai 2026, avant de clôturer cette série de travaux auprès de Union africaine.

Ce ballet diplomatique n’est nullement le fruit du hasard ; il illustre, au contraire, la convergence naturelle entre la culture, la diplomatie et la spiritualité, appelées à évoluer de concert au service du dialogue entre les peuples et des intérêts communs.

Le 25 mai 1916, en pleine Première Guerre mondiale, naissait, le Christ Noir lors de sa seconde venue sur la terre Kongo. Pour la communauté kimbanguiste, cette incarnation se manifeste en la personne de papa Dialungana Kiangani Salomon, second fils de papa Simon Kimbangu et deuxième Chef spirituel de la communauté kimbanguiste.

L’étoile annonçant sa venue brillait au-dessus de Nkamba, et demeure évoquée dans les écrits considérés comme saints.

De surcroît, le souverain pontife, le pape Jean-Paul II révélait que Jésus-Christ est noir et qu’il est né au nord de l’Angola. Le Nord de l’Angola, correspond à Ntimansi, terre de la Ville Sainte de Nkamba, située dans la province du Kongo-Central, en République démocratique du Congo.

Plusieurs années plus tard, à cette même date du 25 mai, fut fondée, en 1963, l’Organisation de l’unité africaine, devenue aujourd’hui l’Union africaine. À cette occasion, le président zaïrois Mobutu Sese Seko y prit part en représentation du Congo.

Le secret entourant l’identité du Christ Noir a, à plusieurs reprises, été évoqué par Église orthodoxe russe, dirigée par de grands patriarches spirituels reconnus et respectés à travers le monde. En opposition à la figure du Jésus de Rome, Jésus de la conquête, de la colonisation et de l’expansion du catholicisme ainsi qu’à l’influence du monde philosophique occidental.

Face à cette altération de l’identité du Christ originel, il devient désormais impératif d’en rétablir l’authenticité, considérée comme une source fondamentale de vitalité spirituelle, culturelle et civilisationnelle pour les nations. En effet, aucun peuple ne peut aspirer à un développement durable sans demeurer profondément enraciné dans sa culture originelle et son identité propre.

Force est de constater que, malgré le multilatéralisme, de profondes divergences internationales persistent encore, conduisant à des conflits armés. Par ailleurs, une confusion continue de s’entretenir entre certaines constructions théologiques et le message originel de l’Évangile, lequel a été instrumentalisé dans des dynamiques de colonisation et d’occupation du continent africain, alors même que l’Afrique demeure le berceau historique et spirituel de la chrétienté.

De nombreuses vérités historiques méritent aujourd’hui d’être rétablies. À titre d’exemple, les 12 clans du Royaume Kongo, sont, à tort, assimilés aux 12 tribus d’Israël. Les délimitations territoriales consacrées lors de la Conférence de Berlin ont profondément redéfini les frontières du continent africain. Les musées du Caire demeurent, les dépositaires d’une part significative d’antiquités représentant des témoins majeurs du patrimoine historique et civilisationnel africain.

Ainsi, l’union entre l’Égypte, l’Éthiopie, la Russie, la Chine, la Corée et le Congo s’inscrit dans une dynamique convergente de préservation de leurs identités culturelles respectives.

Cette continuité historique et spirituelle trouve son expression dans le « Chemin de la Passion » de papa Simon Kimbangu, considéré comme la matrice ayant conduit à l’émergence du kimbanguisme. Ce chemin d’évolution, porté par les voies terrestres, aériennes, maritimes, fluviales et ferroviaires, est appelé à accompagner les processus d’émancipation et de décolonisation des peuples. 

Le 6 avril 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Son Excellence Monsieur Félix Tshisekedi, a élevé Nkamba au rang de Ville Sainte. Par ailleurs, lors de sa présidence à la tête de Union africaine en 2021, Son Excellence avait consacré la date du 6 avril en hommage au combat de papa Simon Kimbangu ainsi qu’à l’éveil de la conscience africaine.

Le temps apparaît désormais venu pour que l’Afrique se lève et que ses fils et filles réécrivent leur propre histoire, en opérant une profonde transformation de leur spiritualité, de leur mentalité et de leur manière d’être, en se reconnectant au socle spirituel et culturel qui leur est originel.

Ce travail colossal a été entrepris, à la fois dans une démarche scientifique, culturelle et spirituelle, afin de présenter les grandes lignes de la communauté kimbanguiste et de contribuer à une meilleure compréhension de son héritage historique, de sa vision civilisationnelle ainsi que de son apport au dialogue des peuples et des cultures.

Bonne fête du 25 mai ! 

Dr Lohanga Konga Jospin

Ambassadeur itinérant

Partage

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *