Le président rwandais avait programmé un séjour aux États-Unis, mais ce dernier n’a finalement jamais pu rejoindre la capitale américaine. Un déplacement avorté directement lié aux tensions entre son pays et celui de Donald Trump, a rapporté Africa Intelligence.
Fin avril 2026, le président Kagame a sollicité un visa diplomatique A-1 afin d’assister à un événement universitaire organisé par l’université Harvard. L’administration Trump a refusé d’accorder le visa. Le département d’État américain et l’université Harvard se sont abstenus de tout commentaire public, tandis que la porte-parole rwandaise, Yolande Makolo, n’a pas répondu aux premières demandes d’informations, a rapporté Africa Intelligence. En réaction directe à ce refus, le gouvernement rwandais a boycotté la réunion du comité mixte de supervision qui devait se tenir le 22 avril 2026 à Washington. Les discussions ont finalement repris le lendemain avec un jour de retard
Pressions accrue de Donald Trump sur Harvard
Ce refus s’inscrivait dans un contexte de répression plus large menée par l’administration Trump contre les programmes internationaux de l’université Harvard, notamment des enquêtes menées par le secrétaire d’État Marco Rubio sur l’éligibilité de Harvard à parrainer des chercheurs et des étudiants étrangers dans le cadre d’échanges universitaires. Ces enquêtes comprenaient des investigations menées par le secrétaire d’État Marco Rubio sur l’éligibilité de Harvard à accueillir des chercheurs et des étudiants étrangers en échange, notamment des pays sous sanctions américaines.
Traditionnellement considéré comme un partenaire fiable de Washington dans la région, le Rwanda voit sa position vaciller. L’administration américaine a opéré un pivot stratégique pour sécuriser l’accès aux minerais critiques de la République démocratique du Congo (RDC).Début mars 2026, les États-Unis ont imposé des sanctions financières strictes contre la Force de défense rwandaise (RDF) et quatre de ses hauts commandants.
Le 6 mars 2026, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé officiellement la mise en place de restrictions de visas à l’encontre de plusieurs hauts responsables rwandais accusés d’alimenter l’instabilité en RDC.
Aimé Binda