Copper Intelligence et CoTec Holdings Corp. ont conclu une coentreprise pour traiter les résidus de cuivre en République démocratique du Congo, alors que la demande pour ce métal continue d’augmenter. Ce partenariat visera à exploiter les résidus miniers dans les districts cuprifères de la RDC, qui génèrent d’importants volumes de déchets miniers depuis les années 1950.
L’alliance au sein du conseil d’administration de Copper Intelligence entre un pasteur congolais, un vétéran de la CIA et un logisticien chevronné de la RDC répond à des besoins à la fois géopolitiques, sécuritaires et opérationnels.
Jean Bosco Kanku a été nommé directeur pour la RDC et administrateur indépendant au conseil d’administration de la start-up minière américaine Copper Intelligence (anciennement African Discovery Group).
Cette entreprise junior capitalise sur la proactivité américaine (notamment l’influence de l’entourage de Donald Trump) pour étendre ses ambitions en RDC. Jean Bosco Kanku y côtoie des figures singulières, à l’instar d’Aldo Cesano (homme d’affaires chevronné en RDC) et de Ric Prado, un ancien haut responsable de la CIA, a rapporté Africa Intelligence.
Parallèlement à ses nouvelles fonctions minières et diplomatiques, Jean Bosco Kanku demeure un leader religieux influent, connu comme le fondateur et pasteur principal de l’église pentecôtiste La Source du Salut à Bruxelles, et pour être l’époux de la célèbre chanteuse de gospel Sandra Mbuyi.
Aux côtés de Jean Bosco Kanku , Enrique « Ric » Prado : L’atout géopolitique et sécuritaire
Ric Prado est un vétéran ayant passé 24 ans à la CIA, où il a officié comme chef des opérations au sein du Centre antiterroriste (CTC) lors des événements du 11 septembre. Spécialiste des opérations paramilitaires et clandestines, il a également été haut dirigeant au sein de la société militaire privée Blackwater.
Sa présence comme administrateur indépendant apporte une expertise indispensable en matière de gestion des risques géopolitiques. Son expérience est cruciale pour sécuriser les investissements de l’entreprise, notamment pour son projet de cuivre à Butembo (Nord-Kivu), une zone d’exploration minière complexe et historiquement instable en raison de la menace de groupes armés (comme les ADF).
Aldo Cesano : Le pilier opérationnel en RDC
Directeur général (CEO) de la compagnie, Aldo Cesano affiche plus de 40 ans d’expérience continue dans le secteur minier et la logistique en RDC. Homme de réseau, il a fondé de nombreuses structures locales incontournables telles que Bulongo Logistique, African Speciality Metals et Congo Investment.
Si le pasteur Kanku gère les relations institutionnelles et communautaires, Aldo Cesano apporte le savoir-faire technique et logistique indispensable pour déplacer le matériel d’exploration lourde dans des enclaves reculées du pays, tout en maîtrisant les rouages de l’administration minière congolaise.
Cette équipe permet à l’entreprise américaine Copper Intelligence de se positionner à l’intersection de la diplomatie humanitaire locale (portée par Jean Bosco Kanku) et de la stratégie de sécurité américaine (incarnée par Ric Prado). L’objectif sous-jacent est de séduire Washington en s’affirmant comme un acteur américain capable de sécuriser des approvisionnements en métaux critiques (cuivre, nickel) face à l’influence économique de la Chine dans la région.
Le cuivre, le nickel, le lithium, l’or et les métaux dits « 3T » (Étain, Tantale, Tungstène) du grand Kasaï
Accompagné des représentants des structures affiliées Virunga et Zaïre Gold, Jean-Bosco Kanku, Directeur Général en République démocratique du Congo de la société minière américaine AFDG – Copper Intelligence, Inc avait officiellement rencontré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu N’Nkoko, le 31 août 2026 à Kananga.
Cette démarche s’inscrivait dans la stratégie d’expansion de l’entreprise qui souhaite diversifier ses zones géographiques au-delà du Nord-Kivu et du Haut-Katanga. Bien que le Kasaï-Central soit historiquement axé sur le diamant, les campagnes d’exploration validées par les autorités provinciales cibleront un large spectre de ressources critiques comme le cuivre, le nickel, le lithium, l’or et les métaux dits « 3T » (Étain, Tantale, Tungstène).
Rédaction