l’Inspection générale des finances (IGF) congolaise réclame une somme colossale de 4,4 milliards de dollars à l’entreprise. Ce montant, que Perenco conteste fermement, est le résultat d’audits menés conjointement par le cabinet d’audit spécialisé Alex Stewart International (ASI), dirigé par l’Américano-Argentin Enrique Segura, et par les services techniques de l’IGF.
Cette « contre-vérification fiscale de second degré », menée sous la houlette de l’Inspection Générale des Finances (IGF) dirigée par Christophe Bitasimwa Bahii (qui a succédé à Jules Alingete en mai 2025), a fixé à 4,4 milliards de dollars le montant total combinant les redressements fiscaux et les arriérés douaniers réclamés à l’entreprise,a rapporté Africa Intelligence.
Face à cette somme colossale, de délicates négociations à huis clos ont débuté sous la supervision du ministre des Finances de la RDC, Doudou Fwamba Likunde. L’entreprise pétrolière — qui demeure le seul producteur de brut en activité dans le pays — cherche à faire annuler les pénalités et les arriérés douaniers afin de ramener les discussions à une base de négociation initiale nettement inférieure, aux alentours de 130 millions de dollars.En effet ,Les enquêtes opérationnelles et techniques ont débuté au premier trimestre 2025.Le montant réclamé se compose de taxes, de droits d’entrée et surtout de lourdes pénalités. Plus de la moitié de cette somme (2,2 milliards $) concerne des accusations d’« exportations sans licences d’exportation ».
Ce montant colossal exigé par Kinshasa place le groupe pétrolier dirigé par le milliardaire François Perrodo dans une phase de négociations extrêmement tendue en coulisses.Perenco tente activement de convaincre le gouvernement congolais d’abandonner ces pénalités et arriérés douaniers afin de ramener le point de départ des discussions autour de 130 millions de dollars. En tant qu’unique producteur de brut en activité dans le pays, la multinationale fait face à une pression fiscale et environnementale sans précédent de la part des autorités locales, bien décidées à maximiser les recettes étatiques tirées de l’exploitation pétrolière terrestre et maritime à Muanda.
Rédaction