Felix Tshisekedi cible Mswati III qui a offert un passeport diplomatique a Joseph Kabila

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, mène une offensive diplomatique et stratégique au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour neutraliser l’influence de son prédécesseur Joseph Kabila ,a rapporté Africa Intelligence.
Cette réorientation majeure intervient alors que les tensions politiques et militaires entre les deux hommes ont franchi un point de non-retour.

À Gaborone, siège de l’organisation régionale, le pouvoir congolais réoriente son dispositif pour faire face aux soutiens du chef du Front pour la refondation de la nation. Parmi eux figure Mswati III, le monarque du royaume enclavé.
Le monarque absolu d’Eswatini (anciennement Swaziland, pays enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique) est pointé du doigt par Kinshasa. Joseph Kabila s’est exilé vers l’Eswatini après avoir été condamné à mort par contumace pour trahison en RDC. Le pouvoir congolais reproche ainsi au roi Mswati III d’offrir un refuge et un soutien logistique ou diplomatique au chef de cette nouvelle rébellion, créant des tensions majeures au sein des pays membres de la SADC.
Le royaume d’Eswatini se retrouve au centre de ce bras de fer diplomatique.


Selon diverses sources de renseignement, Joseph Kabila s’est replié en Eswatini, où il bénéficie de la protection directe du roi Mswati III. Un passeport diplomatique eswatinien lui aurait même été accordé. Cette situation crée un paradoxe de sécurité régionale. Pendant que l’Afrique du Sud et la SADC déploient des troupes (SAMIDRC) pour appuyer les forces de Tshisekedi dans l’est de la RDC, l’Eswatini – pourtant membre de l’organisation – offre l’asile à l’homme fort que Kinshasa accuse de parrainer l’insurrection.


Le porte-parole du Roi, Percy Simelane, a souligné que le Royaume ne dispose d’aucun renseignement ni d’aucun document soutenant une quelconque opération militaire ou un groupe de guérilla. Il a réaffirmé que le Roi plaide en faveur d’accords de paix internationaux, ce qui correspond au rôle de premier plan qu’occupe actuellement l’Eswatini au sein de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité.


Selon des sources régionales, l’Afrique du Sud et d’autres membres de la SADC sont profondément frustrés qu’Eswatini ait protégé diplomatiquement Kabila alors qu’il fomentait activement une rébellion nationale.

Avec AI

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