Faure Gnassingbé a ordonné l ‘Extradition de L’ancien président intérimaire Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso, suite à son implication présumée dans une tentative de coup d’État déjouée

Damiba est arrivé à Ouagadougou le 19 janvier 2026 à bord d’un jet privé affrété par l’agence nationale de renseignement togolaise (ANR) et a été immédiatement remis aux autorités burkinabè.

Le président togolais Faure Gnassingbé a ordonné l’expulsion après que les services de sécurité burkinabè ont déjoué un complot de coup d’État qui aurait été prévu pour le 3 janvier 2026.
Le Togo avait déjà averti Damiba de cesser ses activités de déstabilisation le 31 décembre 2025, puis de nouveau début 2026. Face à son obstination présumée, Lomé a décidé de l’extrader afin d’éviter des accusations de complicité de la part de la junte burkinabè.

Accusations et poursuites judiciaires

La junte burkinabè, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, a formulé plusieurs accusations graves contre Damiba :

Orchestration de tentatives de coup d’État : Il est considéré comme le cerveau de la tentative du 3 janvier, qui visait, selon les informations, à « neutralisation » d’Ibrahim Traoré et d’autres autorités militaires.

Collaboration avec des puissances étrangères : Les autorités affirment qu’il a reçu des financements de Côte d’Ivoire et a collaboré avec des puissances étrangères et des groupes terroristes.

À Ouagadougou, Damiba risque d’être jugé pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’État, des accusations passibles de la peine de mort en vertu du projet de réforme législative en vigueur au Burkina Faso.

Contexte de l’exil

Damiba vivait en exil au Togo depuis plus de trois ans après avoir été renversé par Ibrahim Traoré lors du coup d’État de septembre 2022. Malgré des accords initiaux prévoyant son immunité en cas de démission, son implication présumée et continue dans des activités de déstabilisation a finalement conduit à son extradition.

Aimé Binda

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