Le président du Comité de direction de V.Club de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), a apporté des précisions sur sa gestion lors d’une réunion avec le Conseil suprême de l’équipe.
« Je m’adresse à vous avec le respect qui vous est dû, non pas pour me justifier, mais pour clarifier les choses, rétablir la vérité et rappeler l’orientation que nous avons collectivement choisie pour l’avenir de l’AS Vita Club », a-t-on pu lire.
Dans ce document, le président du Comité de direction (anciennement Comité de coordination) a souligné la mission qui lui a été confiée.
« Depuis ma prise de fonction le 19 décembre 2023, dans le cadre d’un accord entre le Comité Suprême et notre partenaire stratégique Milvest, j’ai accepté la mission de redresser ce club mythique, de le restructurer en profondeur et de le repositionner à la hauteur de son histoire », a précisé la source, en s’appuyant sur un état des lieux du club à son arrivée.
« Nous avons 38 joueurs sous contrat, dont 17 étrangers, sans primes à la signature ni encadrement contractuel solide ; des arriérés de salaires accumulés depuis 4 à 5 mois ; une dette globale estimée à 800.000 dollars américains, couvrant tous les engagements financiers du club ; une interdiction de recrutement imposée par la FIFA ; aucun compte bancaire, aucune infrastructure administrative fonctionnelle et aucune structure officielle enregistrée au nom du club », y est-il indiqué, ajoutant un système et des pratiques douteuses.
« Au-delà de cette situation financière préoccupante, j’ai découvert un système de gestion opaque et des pratiques contraires aux normes d’un club professionnel ».
Le document souligne également que le recrutement des joueurs était anarchique, que l’ingérence dans les choix sportifs était courante, et que des conventions de transfert déséquilibrées affaiblissaient gravement le club. Certains accords permettaient aux propriétaires des joueurs de récupérer jusqu’à 70 % des revenus, laissant seulement 30 % à V.Club, comme dans le cas de Jonathan Ikangalombo, privant ainsi le club de ressources financières précieuses.
« Désormais, (…) en matière de transfert, nous avons inversé la tendance. Les nouvelles recrues de Vita Club sont à 100 % de Vita. Elles ne sont plus sous le contrôle des intermédiaires ».
Retrait des partenaires turcs
Dans ce document de clarification d’Amadou Diaby adressé au Conseil des sages des Dauphins noirs de Kinshasa, il est mentionné que, depuis la mi-décembre 2024, les partenaires turcs sont presque absents et que leur soutien financier a cessé d’être régulier, laissant les salaires bloqués depuis octobre 2024.
En conclusion, selon cette correspondance, malgré leur retrait silencieux et sans soutien du comité, Amadou Diaby, qui n’a jamais abandonné le club vert et noir de Kinshasa, a assuré la régularisation et la survie de l’équipe jusqu’en février 2025, grâce à une injection de 500.000 dollars américains de ses fonds propres dans la trésorerie du club.
Les éclaircissements d’Amadou Diaby ont été présentés aux membres du Conseil suprême (dirigé par le Colonel Gabriel Nyombi) de la célèbre équipe de football kinoise, mettant en lumière des pétitionnaires habitués à des pratiques qui ont conduit à la dégradation du club.
ACP