La République démocratique du Congo souhaite ajouter à son portefeuille minier un projet d’exploitation de minerai de fer d’une valeur de 29 milliards de dollars.
Le gouvernement congolais a lancé le projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR) afin d’exploiter un gisement particulièrement riche situé dans le nord du pays, a annoncé vendredi le ministre des Mines, Louis Watum, au Conseil des ministres, selon le compte rendu publié sur le site internet du cabinet de la Première ministre. Ce gisement compte environ 20 milliards de tonnes de ressources, avec une teneur moyenne de 60 %, a-t-il précisé.
La première phase du projet nécessiterait la construction d’une voie ferrée et d’un système de transport sur le fleuve Congo jusqu’au port en eau profonde de Banana, sur l’océan Atlantique, pour un coût de 28,9 milliards de dollars, a déclaré Watum. La capacité de production initiale serait d’environ 50 millions de tonnes par an, extensible à 300 millions de tonnes.« Après plus de 100 ans d’exploitation minière principalement axée sur le cuivre et le cobalt, le projet MIFOR marque un tournant stratégique majeur dans le modèle extractif de la République démocratique du Congo », a déclaré Watum, selon le compte rendu.
Le projet a déjà attiré des investisseurs institutionnels, a-t-il déclaré au conseil, qui a accepté de créer une commission interministérielle dédiée au projet.
Bien que présenté comme un chantier par le ministre des Mines Louis Watum Kabamba, certains experts soulignent que la mise en production effective pourrait prendre entre 15 et 20 ans en raison des défis logistiques et de l’absence actuelle d’infrastructures ferroviaires adéquates dans la région.
Par Michael J. Kavanagh