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‎Dans le paysage médiatique de l’Afrique des Grands Lacs, une nouvelle ligne rouge vient d’être franchie. Une journaliste américaine (identifiée sous le nom de Veras dans les médias rwandais) est devenue la cible d’une violente campagne de décrédibilisation orchestrée par les cercles proches du pouvoir à Kigali. Son tort ? Avoir posé une question directe à Donald Trump sur le retrait des troupes rwandaises de la République Démocratique du Congo (RDC).
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‎Ce n’est plus du journalisme, c’est une exécution médiatique. Pour avoir osé briser le tabou de l’interventionnisme rwandais en RDC lors d’un échange avec le président Donald Trump, une journaliste américaine se retrouve aujourd’hui au cÅ“ur d’une violente campagne de diffamation orchestrée par les relais médiatiques de Kigali.
‎Le crime de « lèse-majesté » : Poser une question.
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‎Tout commence par une question. Une interrogation simple sur le calendrier de retrait des troupes rwandaises du sol congolais. Pour n’importe quel observateur, c’est du journalisme de base. Pour le gouvernement rwandais, c’est une déclaration de guerre.
‎Depuis cette sortie, la machine à broyer de Kigali, avec en tête de pont le site Igihe, s’est mise en marche pour transformer cette professionnelle en une « espionne » à la solde de Kinshasa.
‎Anatomie d’un lynchage : Entre complotisme et calomnie.
‎Le récit construit par les médias pro-gouvernementaux rwandais ne recule devant aucune outrance pour discréditer la journaliste :
‎ * La calomnie financière : Sans l’ombre d’une preuve, elle est accusée d’avoir perçu 4 000 dollars du gouvernement congolais. Cette technique vise à salir son intégrité professionnelle en la présentant comme une mercenaire plutôt qu’une reporter.
‎ * La théorie de l’infiltration : Le régime tente de faire croire qu’elle n’agit pas de son propre chef, mais qu’elle est un « outil d’infiltration » piloté par Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement de la RDC.
‎ * La culpabilité par omission : On lui reproche de ne pas avoir mentionné les FDLR ou les Wazalendo dans sa question à Trump. C’est la rhétorique habituelle du pouvoir rwandais : si vous ne reprenez pas les éléments de langage de Kigali mot pour mot, vous êtes accusée de soutenir le terrorisme.
‎Pourquoi cette journaliste fait-elle si peur ?
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En ciblant cette femme avec une telle virulence, le gouvernement rwandais trahit sa propre nervosité. Pourquoi déployer autant d’énergie pour une simple question ?
‎ * L’internationalisation du débat : Elle a porté la question de la présence militaire rwandaise devant une figure politique américaine majeure.
‎ * L’échec du contrôle narratif : Kigali investit des millions en communication pour polir son image. Une seule question bien posée par une journaliste indépendante suffit à écorner ce vernis.
‎Une menace pour la liberté de la presse mondiale
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Cette attaque n’est pas seulement un incident isolé ; c’est un avertissement envoyé à toute la presse internationale. Le message de Kigali est limpide : « Quiconque nous expose publiquement subira le même sort : harcèlement, accusations de corruption et mort sociale. »
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Cette journaliste est aujourd’hui le symbole d’une presse qui refuse de se laisser intimider par les régimes autoritaires, même au prix d’être traînée dans la boue par la propagande d’État.
‎> Note : La virulence des termes utilisés par Igihe (« instrument », « infiltration », « prix à payer ») est caractéristique des régimes qui ne tolèrent aucune contradiction et qui utilisent leurs médias comme des extensions de leurs services de renseignement.
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‎La rédaction
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