Dans le cadre de ses travaux consacrés à la paix, à la sécurité et au développement du continent, l’Union Africaine a tenu une réunion d’urgence à Addis-Abeba du 28 au 31 mars 2026, avec la participation de l’Ambassadeur itinérant, le Dr Lohanga Konga Jospin.
Au cours de cette session, l’Union Africaine poursuit le « Chemin des Passions » à travers son Conseil de paix et de sécurité, en vue d’apporter des réponses concrètes aux crises sécuritaires et aux conflits persistants qui entravent l’émergence et la stabilité du continent africain. Le sommet de l’Union Africaine 2026 réaffirme l’importance primordiale de la paix et la résilience comme fondements essentiels d’une croissance économique durable et inclusive.

Points clés sur l’émergence et l’action de l’Union Africaine
Objectifs de l’émergence :
L’émergence du continent africain implique des profondes transformations socio-économiques, l’urbanisation accélérée, le renforcement de la classe moyenne et la nécessité de leaders nationaux visionnaires et responsables.
Réformes urgentes :
Depuis 2016, des réformes institutionnelles sont jugées urgentes afin de favoriser l’intégration africaine et de concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.
Cadre de développement :
Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) vise la croissance économique, l’éradication de la pauvreté et la fin de la marginalisation.
Sécurité et Stabilité :
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) intervient activement dans la gestion des crises, notamment celle dans l’Est de la R.D. Congo. Dans ce contexte, ont été évoquée la participation et la représentation de Sa Divinité, Papa Simon Kimbangu Kiangani, Chef spirituel du kimbanguisme, comme un acteur singulier et une référence incontournable dans les relations internationales. Il incarne une vision d’un nouvel ordre mondial fondé sur la paix, la non-violence et la stabilité. Sa philosophie de libération, ainsi que sa « théorie de la paix », le positionnent comme une autorité spirituelle et éthique influente à l’échelle mondiale.
Reconnaissance académique :
Plusieurs travaux doctoraux, notamment ceux du Professeur Dr Papa Bituvuidi Kiangani Zacko, analysent son rôle en tant qu’acteur de paix, mettant en évidence la reconnaissance croissante de son impact au niveau international.

Lors de cette réunion stratégique, l’ambassadeur a souligné l’importance cruciale de la République démocratique du Congo dans les dynamiques actuelles des relations internationales, notamment à travers le kimbanguisme, symbole de résistance et de résilience. Il a rappelé que ce mouvement commémore la mémoire des 37 000 familles déportées et des 150 000 martyrs depuis le 6 avril 1921. Initié à Nkamba, il a été transmis, structuré et encadré par les trois figures majeures, appelées « Papas Mvuala », papa Kisolokele Lukelo, papa Dialungana Kiangani et papa Diangienda Kuntima avant d’être poursuivi par la quatrième génération incarnée par Simon Kimbangu Kiangani, qui trace aujourd’hui la voie vers l’accomplissement du « Chemin des Passions ».

L’ambassadeur itinérant Dr Lohanga konga conclut ainsi : « au regard du contexte géopolitique actuel, notamment au Moyen-Orient et en Occident, il apparaît plus que jamais essentiel et urgent de confier la gestion des affaires africaines aux peuples autochtones, seuls garants d’un développement authentique, souverain et durable du continent. »
La Réponse Stratégique de la Justice Historique à la Souveraineté Spirituelle : L’Afrique à la Croisée des Chemins
L’heure est à la redéfinition de l’ordre mondial et de la place de l’Afrique en son sein. Entre la reconnaissance internationale des meurtrissures du passé et les initiatives continentales visant une paix durable, une nouvelle conscience africaine émerge. Elle se nourrit d’une volonté de justice historique, de réformes institutionnelles urgentes et d’une réappropriation de sa souveraineté spirituelle.
L’ONU et la Reconnaissance d’un Crime Historique
Le 25 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage, l’Assemblée générale des Nations unies a franchi un cap mémoriel et juridique décisif. Portée par une initiative du Ghana, une résolution qualifiant la traite des Africains et l’esclavage racialisé de « crime le plus grave contre l’humanité » a été adoptée.

* Un vote révélateur : Le texte a recueilli 123 voix pour, illustrant un soutien massif des pays du Sud global.
* Les oppositions : Trois pays s’y sont opposés (les États-Unis, Israël et l’Argentine), Washington invoquant notamment des objections juridiques quant au versement de réparations pour des victimes du passé.
* Les abstentions : 52 États, dont de nombreux membres de l’Union européenne comme la France et le Royaume-Uni, se sont abstenus.
* L’enjeu des réparations : Au-delà du symbole, cette résolution ouvre fermement le débat sur les réparations. Le Ghana, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a martelé que les excuses devaient s’accompagner de mécanismes concrets : restitution d’artefacts pillés, déconstruction du racisme structurel et création de fonds pour l’éducation des jeunes.
Aimé Binda