Depuis la mi-février 2025, la ville de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), vit sous la terreur imposée par le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Les témoignages recueillis sur place révèlent une atmosphère de violence diffuse et quotidienne, où la peur est devenue l’outil principal de contrôle de la population.
Une ville paralysée par la peur
Les rues de Bukavu, autrefois animées, sont désormais le théâtre d’une tension palpable. Les habitants, craignant pour leur sécurité, évitent de sortir, surtout après la tombée de la nuit. Les commerces ferment tôt, et la vie nocturne a pratiquement disparu. La peur d’être pris pour cible par les rebelles du M23 ou victimes de représailles violentes plane sur chaque habitant.
Tueries nocturnes et justice populaire
Les nuits à Bukavu sont rythmées par des tueries et des actes de violence. Les habitants vivent dans la peur constante d’être attaqués chez eux ou dans la rue. La situation est d’autant plus alarmante que les forces rebelles ne semblent pas en mesure de contrôler la situation, laissant place à une justice populaire expéditive et brutale.
Le M23, maître de la terreur
Le M23 a instauré un climat de peur généralisée pour asseoir son autorité. Les rebelles patrouillent en armes dans les rues, semant la terreur parmi les habitants. Les tirs de sommation et les exactions sont monnaie courante, rappelant constamment à la population qui détient le pouvoir.
Un appel à l’aide
Face à cette situation dramatique, les habitants de Bukavu lancent un appel à l’aide à la communauté internationale. Ils demandent une intervention urgente pour mettre fin aux violences et rétablir la sécurité dans leur ville. Ils espèrent que leur cri de détresse sera entendu et qu’une solution durable sera trouvée pour mettre fin à leur calvaire.
Coco Kabwika et le Monde