Le projet de Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2) est désormais géré de manière exclusive par Guylain Nyembo et l’Institut national de la statistique (INS)

Ni la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ni l’Office national d’identification de la population (Onip) ne sont associés au nouveau programme.

Ce changement de cap stratégique en République démocratique du Congo marque une rupture majeure avec la politique de gestion démographique menée jusqu’ici par le président Félix Tshisekedi. Le nouveau projet de recensement de la population exclut formellement la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et l’Office national d’identification de la population (Onip).La doctrine de mutualisation
initiale visait à regrouper le recensement, l’identification nationale et l’enrôlement électoral au sein d’un fichier général unique afin de réduire les coûts financiers. Cependant, plusieurs facteurs ont mené à l’abandon de ce modèle, notamment la lourdeur de la mise en œuvre de la mutualisation menaçait directement de reporter les scrutins électoraux.Ensuite le découplage imposé par la Ceni menée par Denis Kadima. Notons que la Ceni a progressivement imposé une séparation nette entre la collecte des données électorales et le recensement afin de tenir les délais constitutionnels.

Le nouveau format autonome du projet bénéficie d’un appui direct de la Banque mondiale, qui valide la mise à l’écart des infrastructures biométriques de la Ceni et de l’Onip. La Banque mondiale a notamment acté ce format en mobilisant d’importants financements lors d’une table ronde dédiée au RGPH-2.

Aimé Binda

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