Au moins 109 000 personnes travaillent sur les sites d’exploitation artisanale de cuivre et de cobalt dans la province du Lualaba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Ce commerce du cuivre et du cobalt est fortement dominé par les chinois et les libanais.
Dans une opération de répression contre l’exploitation minière illégale,environ 300 ressortissants chinois ont été arrêtés , a rapporté Bloomberg .
Ces arrestations ont eu lieu principalement à Kolwezi, centre minier au cœur de l’industrie du cuivre congolaise.
Ces travailleurs chinois ont été arrêtés pour leur implication présumée dans l’exploitation minière illégale sur des concessions appartenant à d’autres entreprises.Les résidus de cuivre et de cobalt volés ne s’évanouissent pas dans la nature . Ils sont acheminés directement vers des unités de traitement locales situées à proximité, notamment des entreprises telles que Chengtun Congo Resources, Chengtun Mining Group, Hanrui Metal Congo et Shanghai Jason New Energy Materials Group.
Le Conseil national de sécurité a envoyé une importante délégation de cadres du renseignement et des forces de sécurité sur le site de Metalkol, filiale d’Eurasian Resources Group, dans la province du Lualaba,a rapporté Africa Intelligence.
Sous le mandat direct du président Félix Tshisekedi, cette mission de haut niveau a été envoyée sur le site de Metalkol (filiale d’Eurasian Resources Group – ERG) situé dans la province du Lualaba, afin de mettre fin à la crise liée à des pillages de masse et à l’exploitation illégale à grande échelle de cuivre et de cobalt.
Notons que Kahumbu Mandungu Bula (Conseiller privé et coordonnateur au sein du CNS) chapeute cette initiative stratégique pour le compte de la présidence afin d’enrayer la crise sécuritaire et industrielle.
Alidor Lumu Kateba, Antoine Kadima Mutema et Jean-Louis Ntambwe Katabua encadrent la supervision technique, le renseignement d’État et la surveillance institutionnelle pour sécuriser la concession minière et neutraliser les réseaux de pillage.
L’ambassade de Chine à Kinshasa est intervenue pour la libération de ses ressortissants et certains ont été libérés.
Rédaction