Selon les informations publiées par Africa Intelligence, la tentative de médiation secrète menée par Jean Mbuyu Luyongola auprès de l’administration du président Félix Tshisekedi n’a pas abouti. Les discussions tenues à Kinshasa visaient principalement à aborder la condamnation à mort de Joseph Kabila, mais les divergences sur le plan géopolitique régional ont entraîné l’échec des tractations.
Joseph Kabila a dépêché Jean Mbuyu Luyongola, son ancien conseiller spécial en matière de sécurité, en tant qu’émissaire discret pour négocier avec le gouvernement du président Félix Tshisekedi.
Luyongola a pris contact avec Fortunat Biselele (surnommé « Bifort ») afin d’établir un canal de communication, ce qui a abouti à une rencontre dans les bureaux de la présidence, au sein de la Cité de l’Union africaine à Kinshasa .Ces échanges ont porté principalement sur la condamnation à mort de Kabila.
Bien que la réunion de deux heures, tenue à la Cité de l’Union africaine, ait porté en grande partie sur la condamnation à mort de Kabila, les pourparlers ont échoué car le président Tshisekedi a assorti la poursuite du dialogue de conditions strictes. Il a exigé que Kabila quitte Goma, dénonce publiquement l’ingérence du Rwanda et rompe tout lien avec les forces rebelles actives.
Joseph Kabila, par l’intermédiaire de Luyongola, a répliqué en sollicitant des garanties écrites de la part des autorités congolaises.
Aucune des deux parties n’étant disposée à faire des concessions, le canal de communication a été totalement rompu, ouvrant la voie à l’annonce officielle, par Kabila, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN-M23) à Goma, le 12 octobre 2026.L’échec de cette médiation discrète confirme que l’escalade militaire était devenue inévitable face à l’intransigeance des deux camps .Kinshasa refusant de transiger avec un homme condamné à mort par contumace en 2025 et exigeant l’arrêt de la complaisance avec Kigali ; Kabila exigeant quant à lui des garanties juridiques et politiques écrites avant tout geste substantiel.
La rupture de ce canal de communication a définitivement acté la transformation de l’ancien chef d’État en chef rebelle déclaré.
Avec AI