L’entreprise californienne, soutenue par les milliardaires Bill Gates et Jeff Bezos, prévoit de faire voler un avion équipé d’une technologie avancée de détection de la gravité au-dessus de zones minières potentielles dans ce pays d’Afrique centrale.
Cet équipement permet de détecter de petites variations du champ gravitationnel terrestre, aidant ainsi les géologues à cartographier les structures souterraines et à cibler la recherche de lithium et d’autres minéraux avant le début du forage.
Toutefois, cette technologie peut également servir à des fins militaires, notamment pour la navigation sous-marine et la détection furtive. Son déploiement envisagé en RDC requiert donc une autorisation au titre des sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations Unies à ce pays.
KoBold Metals, une entreprise californienne spécialisée dans l’exploration minière par intelligence artificielle, est au cœur d’une bataille géopolitique à l’ONU pour déployer sa technologie en République démocratique du Congo (RDC).
Une technologie de pointe à double usage
L’entreprise souhaite utiliser un avion équipé d’un système de détection de la gravité pour cartographier le sous-sol congolais à la recherche de lithium. Cependant, cette technologie ultra-précise possède également des applications militaires (notamment pour la navigation des sous-marins), ce qui exige une dérogation spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU en raison des sanctions en vigueur en RDC.
KoBold insiste sur le fait que tout retard d’autorisation lui fera manquer la saison sèche, seule période propice aux relevés aériens, ce qui repousserait le projet d’au moins un an.
Tensions diplomatiques USA-Chine
Appuyée par le département d’État américain, l’entreprise a accusé la Chine de vouloir instrumentaliser les procédures de l’ONU pour bloquer ses activités commerciales et protéger ses propres intérêts miniers en RDC. Pékin a formellement rejeté ces accusations, les qualifiant de « contraires aux faits ».
Rédaction