A Propos de « Ange », P. Kagame clarifie : « Aucun de mes enfants n’est préparé pour me succéder »


‎Le président rwandais Paul Kagame a récemment pris la parole pour répondre aux rumeurs persistantes sur une éventuelle succession familiale. Lors du forum Unity Club Intwararumuri, tenu le 8 novembre 2025, le chef de l’État rwandais a abordé ouvertement le parcours de ses enfants et les spéculations selon lesquelles sa fille Ange Kagame serait préparée à devenir présidente.

Les fils Kagame : entre devoir militaire et choix personnels



‎Paul Kagame a révélé qu’il avait souhaité que ses trois fils rejoignent les Forces de défense rwandaises (RDF). Deux d’entre eux ont accepté cet appel patriotique :

‎Le capitaine Ian Kagame, qui sert déjà dans l’unité chargée de la protection des hautes autorités nationales ;

‎Le sous-lieutenant Brian Kagame, récemment intégré aux RDF après avoir terminé sa formation à la prestigieuse Académie militaire de Sandhurst, au Royaume-Uni.


‎Cependant, le fils aîné, Ivan Cyomoro Kagame, a pris une autre voie. « Je lui ai dit qu’il pouvait choisir ce qu’il voulait faire », a expliqué le président. « Il m’a répondu qu’il voulait faire des affaires et investir. » Selon Paul Kagame, Ivan aurait même déclaré : « Laissez-moi m’occuper de vous sur le plan financier pendant que vous servez le pays. »

L’éducation, la discipline et la liberté de choix

Kagame a précisé qu’il avait conseillé à ses fils de poursuivre leurs études avant de s’engager dans l’armée, mais que ceux-ci avaient préféré servir d’abord. « Ils m’ont dit que le service militaire impliquait aussi l’apprentissage, et je les ai laissés suivre leur voie », a-t-il affirmé.

‎Le président a tenu à rappeler que ses enfants, comme tous les autres Rwandais, sont libres de choisir leur destinée :

> « Chaque enfant rwandais, y compris le mien, devrait pouvoir être ce qu’il veut être ou faire ce qu’il veut. »



‎La rumeur autour d’Ange Kagame

Répondant aux spéculations selon lesquelles Ange Kagame, sa fille, serait préparée à lui succéder, le président a été catégorique :


‎> « J’ai vu sur les réseaux sociaux des gens dire que je prépare ma fille à diriger le pays. Mais qui m’a préparé, moi ? Ce n’est pas mon père. »




‎Paul Kagame a souligné qu’il n’avait jamais envisagé une succession familiale, précisant que ses enfants vivent « comme tous les Rwandais ».


‎> « Pour moi, ma famille et mes enfants sont des Rwandais comme tout le monde, et ils vivront comme tout le monde. »





‎Une vision ferme sur la gouvernance

Kagame a conclu en réaffirmant que la succession politique ne relève pas de la filiation mais du mérite et de la maturité politique :

‎> « Si je n’ai personne comme président, ça n’arrivera pas. Peut-être que la personne pressentie ne le souhaite pas non plus. Leur politique doit simplement mûrir. »



‎À travers cette mise au point, Paul Kagame a voulu dissiper les soupçons d’une succession dynastique et réaffirmer sa vision d’un leadership rwandais fondé sur la compétence et le service au pays, non sur le nom de famille.


‎Aec Igihe

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