“Chaos, contradictions et confusion “ dans les négociations sur l’accord – minerais contre sécurité : “Le même style d‘accord “avait  été déjà présenté aux Emirats arabes unis, à la Chine et dans une certaine mesure à la Russie

Le chaos dans lequel se déroule l’offre congolaise aux américains sape   la crédibilité de la proposition qui se heurte au projet presque avorté des blocs pétroliers de l ‘ex ministre Didier Budimbu, aujourd’hui ministre des sports.

L’administration Trump peu encline à conclure un deal avec Kinshasa a noté le quotidien français Africa Intelligence.

Le ballet des responsables congolais dans la capitale fédérale américaine n’a pas eu raison du scepticisme de l’administration de Donald Trump sur l’opportunité de signer un accord avec la présidence de Félix Tshisekedi dans un contexte de chaos, de confusion et d’insécurité.

250 millions USD d’avance avait déjà été demandée par la RDC aux Emirats arabes Unis

Il a été rapporté qu’un accord similaire avait déjà été proposé par le gouvernement congolais aux Émirats arabes unis – pour lequel une avance de 250 millions de dollars avait été demandée – et une aussi une éventuelle proposition à la Russie .

Si la proposition du président congolais Félix Tshisekedi paraît désespérée. Les experts de la politique internationale africaine  ont mis en évidence le chaos dans lequel se déroule l’offre congolaise aux américains , où divers responsables congolais, lobbyistes étrangers et autres se présentent sous diverses formes. Une proposition des minerais contre la sécurité

 « semant le chaos dans une situation déjà confuse », sapant ainsi la crédibilité de la proposition.  Notons que les Emirats arabes unis avaient déjà fourni des fonds , des blindés et autres matériels militaires lourds à la RDC pour lutter contre le M23 à Goma en échange de l’exploitation de l’or, coltan au Kivu et également le cobalt au grand Katanga.

Accord RDC – USA : Toute tentative de saisie des mines et actifs chinois pourrait déclencher de longues batailles juridiques contre les compagnies américaines en RDC

D’un côté, Washington a tout intérêt à contrer la domination de la Chine sur les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques – la Chine contrôle déjà la majorité des mines lucratives de RDC grâce à des acquisitions agressives. Cependant, éliminer l’influence chinoise ne se résume pas à la signature d’un nouvel accord ; nombre de ces mines appartiennent légalement à des entreprises chinoises, et toute tentative de saisie pourrait déclencher de longues batailles juridiques.

Plus important encore, cette décision ne reflète pas une planification stratégique à long terme pour la RDC ; elle suggère plutôt un pari à court terme visant à sauver le régime de Tshisekedi plutôt que l’avenir du pays. En liant la richesse minière du pays à sa survie politique immédiate, Tshisekedi entraîne la RDC dans une lutte géopolitique plus vaste à laquelle elle n’est pas préparée.

Les récents développements ont considérablement modifié la dynamique. Tout d’abord, l’ annonce inattendue de pourparlers directs entre le gouvernement de la RDC et le M23. Elle a été suivie d’une rencontre surprise entre Tshisekedi et Kagame au Qatar – leur premier face-à-face depuis juillet 2022. Cette rencontre a permis de sortir d’une impasse diplomatique qui paralysait les efforts diplomatiques. Les initiatives régionales – la EAC – SADC – ont  perdu leur crédibilité auprès des deux parties : Kagame était soupçonné d’avoir une influence sur la EAC, comme en témoigne son silence sur le rôle du Rwanda dans le conflit. Parallèlement, la SADC était perçue par le Rwanda comme favorable à Tshisekedi, d’autant plus que ses troupes – la SAMIDRC – combattaient aux côtés des FARDC et de la MONUSCO. Dans ce contexte, la réunion de Doha a ouvert la voie à des négociations, cette fois dans un cadre conjoint EAC-SADC.

Coco Kabwika

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