Le major de l’armée sud-africaine Tolla Pieterse, tué dans un incident à la grenade en République démocratique du Congo (RDC) en juillet 2024, a reçu la médaille Dag Hammarskjöld des Nations Unies.
Au moment de son décès, Pieterse servait au sein de la mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO). La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) a annoncé le 25 septembre que le chef adjoint des opérations interarmées, le général de division René Mercuur, au nom du chef d’état-major des forces de défense nationale sud-africaines, avait remis la médaille à son épouse, Marie Pieterse, et à sa famille au gymnase de l’armée de Heidelberg, en hommage à sa contribution aux opérations de maintien de la paix.

La médaille Dag Hammarskjöld est une distinction posthume décernée par les Nations Unies aux familles des militaires, des policiers ou des civils qui ont perdu la vie alors qu’ils servaient dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.
Pieterse (46 ans) a été mortellement blessé le 8 juillet 2024 lorsqu’une grenade a explosé près de son dortoir à la base de Beni, dans l’est de la RDC. À l’époque, la SANDF avait déclaré ne pas connaître la cause de l’explosion, mais avait convoqué une commission d’enquête.
Selon le Heidelberg Times, Pieterse venait d’arriver d’Afrique du Sud et n’était en RDC que depuis quelques jours. Des rapports suggèrent que Pieterse s’attirait souvent les foudres de ses troupes en raison de sa discipline stricte et de son indifférence à l’égard des soldats paresseux ou indisciplinés, et que sa mort pourrait être un meurtre.
En mars de cette année, la ministre de la Défense et des Anciens combattants, Angie Motshekga, a déclaré à Chris Hattingh de l’Alliance démocratique, en réponse à une question parlementaire, que la SANDF n’avait pas reçu les résultats de l’enquête de l’ONU sur la mort de Pieterse et qu’il n’y avait pas de date pour leur finalisation.
« La SANDF a demandé à plusieurs reprises au siège de la MONUSCO l’état d’avancement de l’enquête menée par la Police militaire des Nations Unies sur cette affaire. Nous avons été informés que l’incident faisait toujours l’objet d’une enquête approfondie et approfondie, et que la RSA serait informée de sa finalisation », a déclaré Motshekga. « À ce jour, l’incident fait toujours l’objet d’une enquête approfondie (y compris médico-légale) menée par la Police militaire des Nations Unies. Les autorités restent prudentes et veillent à ne pas divulguer certains aspects ou détails susceptibles de compromettre l’enquête en cours, d’autant plus que le rapport médico-légal n’est pas encore disponible. ».
Aimé Binda