Le Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne, en Suisse, a officiellement entamé l’examen au fond du recours déposé par Patrice Mangenda contre l’élection de Véron Mosengo-Omba à la présidence de la Fédération congolaise de football association (Fecofa).
Après plusieurs semaines de débats consacrées exclusivement aux vices de forme et questions de procédure, l’affaire est entrée dans une phase décisive.
L’élection s’était tenue le 20 mai 2026
Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), l’avait emporté par acclamation en tant que candidat unique.
Patrice Mangenda, ancien secrétaire général de la Fecofa dont la candidature avait été invalidée, dénonce de graves irrégularités et une « fraude caractérisée ». Il accuse notamment la direction d’avoir falsifié des documents officiels pour modifier les critères d’éligibilité à l’avantage de son concurrent.
Introduit le 11 juin 2026 par Patrice Mangenda (et soutenu initialement par d’autres candidats exclus), le recours auprès du tribunal de Lausanne s’appuie sur de graves accusations d’irrégularités.
Les plaignants dénoncent un « tripatouillage » et une manipulation des critères d’éligibilité survenus le 26 avril 2026, soit après la clôture du dépôt des candidatures, ce qui viole strictement les règlements de la FIFA.
Les objections de procédure soulevées par la Fecofa pour retarder l’instruction sont désormais closes
Déposé en juin 2026, le recours a franchi les étapes préliminaires requises (notamment le règlement des provisions financières à la mi-septembre). Les pièces sont désormais entre les mains de la Présidente de la Chambre d’appel du TAS pour un jugement sur le fond.
Après plusieurs semaines de blocages procéduraux menés par les conseils de l’instance sportive, l’affaire prend un tournant décisif . Les objections de procédure soulevées par la Fecofa pour retarder l’instruction sont désormais closes. Le greffe de Lausanne examine à présent la validité même du scrutin du 20 mai 2026.
Format du tribunal
Patrice Mangenda souhaitait un juge unique pour accélérer la procédure, mais la FECOFA a exigé et obtenu un panel de trois arbitres auprès du président de la Chambre arbitrale d’appel du TAS.
Notons qué La FECOFA a d’abord refusé de payer son avance de 24 000 francs suisses, jugeant l’appel infondé, avant de céder sous la pression et de verser sa part,a rapporté Africa Intelligence.
Rédaction