La vente de la mine de Cobalt de Mutoshi figure parmi les principaux points à l’ordre du jour du sommet ministériel du département d’État américain sur les minéraux critiques qui se tiendra à Washington le 4 février 2026.
La vente de Chemaf Resources Limited est un point prioritaire à l’ordre du jour de la première réunion ministérielle sur les minéraux critiques, organisée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington, D.C., le 4 février 2026.
Ce sommet réunit une vingtaine de pays, dont des membres du G7 et des partenaires africains clés tels que la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya et la Guinée.
Le sort de Chemaf, qui possède des actifs stratégiques de cuivre et de cobalt comme la mine de Mutoshi, est actuellement au cœur de la compétition stratégique sino-américaine.
Un précédent accord de vente avec Norin Mining (Chine) la société d’État chinoise a été abandonné début 2025, le gouvernement congolais ayant refusé d’accorder les autorisations nécessaires.
La société américaine Virtus Minerals a signé un accord d’achat d’actions avec des actionnaires représentant 95 % de Chemaf. La Gécamines, la compagnie minière d’État congolaise a proposé sa propre offre de rachat d’un million de dollars pour empêcher que les actifs ne tombent sous contrôle chinois.Le sommet ministériel du département d’État américain sur les minéraux critiques qui se tiendra à Washington le 4 février 2026, vise à formaliser des alliances permettant de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques en provenance de Chine. Des responsables congolais, dont le président Félix Tshisekedi et les responsables de la Gécamines, y participent pour discuter de ces partenariats stratégiques.
Virtus Minerals bénéficie du soutien du fonds d’investissement new-yorkais Orion Resource Partners et a proposé une contribution de 600 millions de dollars pour apurer l’important endettement de Chemaf.
Pour finaliser la vente, Virtus Minerals doit encore obtenir l’approbation formelle du gouvernement congolais, conformément à son code minier national.
Aimé Binda