Le climat diplomatique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda s’est de nouveau tendu ce week-end. L’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, a vivement critiqué Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, l’accusant de masquer une collaboration active entre l’armée congolaise (FARDC) et les FDLR.
Un échange d’accusations par médias interposés
Le point de discorde repose sur la nature de la relation entre l’État congolais et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Sur le réseau social X, Olivier Nduhungirehe a comparé les FARDC et les FDLR à « un père et son fils », affirmant qu’ils partageaient une « idéologie génocidaire » commune. Cette sortie fait suite à une interview de Patrick Muyaya dans laquelle ce dernier affirmait que le Rwanda utilisait la question des FDLR comme un simple « prétexte ».
Les arguments de Patrick Muyaya (RDC) :
* Localisation : Selon lui, la majorité des combattants FDLR se trouveraient dans les zones occupées par l’AFC/M23.
* Responsabilité : Il soutient que le Rwanda devrait gérer ce problème dans les territoires qu’il contrôle militairement.
* Condition de paix : La RDC ne pourra régler le problème du terrorisme que lorsque les troupes rwandaises auront quitté le sol congolais.
La réponse cinglante de Kigali
L’ambassadeur Nduhungirehe a immédiatement démenti ces affirmations, les qualifiant de mensonges. Pour Kigali, les FDLR ne sont pas des entités isolées mais des alliés opérationnels du gouvernement de Kinshasa.
> « Le groupe des FDLR, porteur d’un passé génocidaire, vit et travaille en symbiose avec l’armée congolaise. Ils coopèrent sur tous les plans, y compris lors des opérations militaires », a martelé le ministre rwandais.
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Avec Igihe