Le pétrole brut congolais sera traité dans la raffinerie nationale ougandaise de Hoima puis exporté vers les marchés mondiaux via l’oléoduc (EACOP).
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a officiellement proposé un partenariat avec l’Ouganda pour tirer parti du réseau énergétique en plein développement de ce dernier,a rapporté Africa Intelligence.En vertu de cet accord transfrontalier, le pétrole brut extrait des gisements partagés du graben du lac Albert sera acheminé de l’autre côté de la frontière. Il sera ensuite traité dans la future raffinerie ougandaise de Hoima et relié au marché international via l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP).
Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large de six accords bilatéraux signés en mai 2026 à Kampala entre Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni, couvrant également la sécurité, les infrastructures routières et le commerce
Mi-2026, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a proposé que les deux nations développent conjointement des gisements pétroliers partagés, à cheval sur leur frontière dans le graben du lac Albert. En vertu de cet accord, la RDC prévoit de s’appuyer sur les infrastructures de transport et de traitement (secteur midstream) déjà établies en Ouganda. Ainsi, le brut congolais sera traité dans la raffinerie nationale ougandaise — un projet de 4 milliards de dollars situé dans le district de Hoima — puis exporté vers les marchés mondiaux via l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP).
Contrairement au côté congolais — où aucun forage n’a jamais été effectué —, la partie ougandaise du lac Albert recèle environ 1,5 milliard de barils de pétrole récupérables, découverts par Heritage Oil et Tullow Oil (actifs depuis cédés à TotalEnergies et CNOOC). L’Ouganda s’apprête à lancer une production commerciale dépassant les 200 000 barils par jour (bpj) d’ici 2027.
Conscient de l’avance considérable prise par l’Ouganda, le président Tshisekedi a engagé une diplomatie directe avec le président ougandais Yoweri Museveni . Tshisekedi a proposé que la RDC prenne part aux infrastructures pétrolières ougandaises. Selon ce plan, la part de brut revenant à la RDC serait traitée dans la future raffinerie nationale ougandaise et exportée via l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP).
Ce rapprochement entre la République Démocratique du Congo (RDC) et Pékin s’inscrit dans une stratégie globale de relance énergétique impulsée par le président Félix Tshisekedi. Totalement paralysée depuis quinze ans, l’exploration des blocs 1 et 2 congolais du Graben Albertine (bassin du lac Albert) nécessite de lourds investissements et une expertise technique de pointe que la RDC cherche désormais à sécuriser auprès de partenaires chinois.La Chine est déjà un acteur incontournable du Graben Albertine. La compagnie nationale chinoise CNOOC (China National Offshore Oil Corporation) co-exploite avec TotalEnergies le gisement ougandais de Kingfisher sur le même lac.
Rédaction