Exploitation minière illégale en RDC, les USA sanctionnent PARECO-FF et deux sociétés basées à Hong Kong notammentEast Rise Corporation Limited et Star Dragon Corporation Limited

Les États-Unis ont sanctionné un groupe armé et deux entreprises basées à Hong Kong liées à la violence et à l’exploitation minière illégale en République démocratique du Congo, dans le cadre de ce que les responsables américains ont déclaré être un effort visant à lutter contre l’exploitation des minéraux de conflit dans la région.

Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor a imposé des sanctions au PARECO-FF, mouvement héritier de ce qu’il a qualifié de groupe armé ayant mené des « activités déstabilisatrices en RDC », selon un communiqué. Le groupe « a imposé des travaux forcés et exécuté des civils dans les zones minières sous son contrôle », précise le communiqué du Trésor américain.

East Rise Corporation Limited et Star Dragon Corporation Limited ont également été sanctionnées pour avoir acheté des minéraux obtenus illégalement, ainsi que la société minière congolaise Coopérative des Artisanaux Miniers du Congo.
Les sanctions visent les entités travaillant à Rubaya, une riche région minière de l’est du Congo et l’une des plus grandes sources mondiales de minerai de tantale, utilisé dans l’électronique.
Cette décision intervient peu après la signature par la République démocratique du Congo et le Rwanda d’un accord de paix visant à mettre fin à des années de conflit meurtrier et à promouvoir le développement dans la région instable de l’est du Congo. Les États-Unis ont soutenu cet accord, qui vise à mettre fin à l’occupation d’une vaste zone de l’est du Congo, riche en minéraux, par le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda.
« Le département du Trésor n’hésitera pas à prendre des mesures contre les groupes qui refusent aux États-Unis et à nos alliés l’accès aux minéraux essentiels à notre défense nationale », a déclaré le sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, John K. Hurley, dans un communiqué.
(Par Magdalena Del Valle)

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