La RDC craint que le pont routier et ferroviaire reliant Kinshasa à Brazzaville ne favorise les performances logistiques du port de Pointe-Noire au détriment du développement de son propre port de Banana

Le projet historique du pont route-rail reliant Brazzaville et Kinshasa franchit une étape décisive ce 25 mai 2026 avec le lancement imminent d’un appel à propositions pour sa construction.Annoncée en marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), cette relance intervient après l’adoption récente d’un cadre fiscal et douanier harmonisé entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo (RDC), ravivant l’intérêt marqué de grands groupes de construction chinois a rapporté Africa Intelligence .

Un pont à péage de 1,575 kilomètres sur le fleuve Congo

Une voie ferrée, une route à voies de circulation, des trottoirs et des postes frontières à guichet unique. Le projet est structuré en Partenariat Public-Privé (PPP) par la plateforme Africa50, avec l’appui financier sous forme de dette de la BAD et la coordination de la CEEAC.Coût global estimé Entre 550 et 700 millions de dollars selon les dernières évaluations d’infrastructures connexes. Le pont ambitionne de relier de manière permanente les deux capitales les plus proches du monde, aujourd’hui uniquement connectées par des liaisons fluviales en ferry. Malgré cette avancée technique majeure, le dossier fait face depuis des années à des réticences géopolitiques.

La RDC craint notamment que ce pont routier et ferroviaire ne favorise les performances logistiques du port en eau profonde de Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), au détriment du développement de son propre port de Banana à l’embouchure du fleuve.

Aimé Binda

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