A part Mukwege, d’autres noms circulent dans les cercles diplomatiques congolais pour la candidature de l’OIF notamment Thérèse Kayikwamba et Christophe Lutundula

La rencontre prévue entre le président Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ce mercredi 25 février 2026 devrait marquer un tournant dans la position de la République démocratique du Congo (RDC) vis-à-vis de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Contester le leadership rwandais

Kinshasa s’efforce activement de bloquer la candidature de la secrétaire générale sortante de l’OIF, Louise Mushikiwabo (Rwanda), pour un troisième mandat.

Selon certaines informations, le président Tshisekedi envisagerait de nommer le Dr Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix, à la tête de l’OIF.

L’un des principaux objectifs du déjeuner à l’Élysée est d’obtenir le soutien de Paris à cette candidature en vue du sommet de l’OIF d’octobre 2026.

La nomination de Mukwege, figure emblématique de la défense des droits humains et lauréat du prix Nobel de la paix 2018, est perçue comme une tentative de positionner la RDC comme un leader rassembleur au sein du monde francophone. Cette nomination remet directement en cause la domination du Rwanda sur la diplomatie francophone, reflétant les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali.

Si Mukwege est un candidat de premier plan, d’autres noms circulent dans les cercles diplomatiques congolais, notamment ceux de l’actuelle ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, et de l’ancien ministre, Christophe Lutundula.

Aimé Binda

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