Eddy Kioni sollicite activement le soutien de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et de la U.S. Trade and Development Agency (USTDA). Il espère obtenir environ 5 millions de dollars de la DFC et 3,5 millions de dollars de l’USTDA
Eddy Kioni, PDG de la société congolaise Buenassa, multiplie activement les démarches auprès de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et de la U.S. Trade and Development Agency (USTDA) pour obtenir le financement de son projet de raffinerie de cuivre et de cobalt dans la province du Lualaba.
Des réunions clés ont eu lieu en février 2026 en marge de la conférence Mining Indaba au Cap, où l’entrepreneur a tenté de convaincre les représentants américains de la viabilité de son projet, estimé globalement à environ 2 milliards de dollars. Le projet prévoit une production annuelle de 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt à terme. Une première phase opérationnelle est visée pour 2027-2029.
En parallèle, Buenassa cherche des appuis financiers pour acquérir l’entreprise minière Chemaf, une opération jugée cruciale pour sécuriser l’approvisionnement de la future raffinerie sur le long terme. Pour sécuriser l’approvisionnement de son usine, Buenassa a soumis une offre de 1,5 milliard de dollars pour racheter le producteur minier Chemaf, actuellement en difficulté financière.
Partenariats commerciaux de Buenassa
Après l’échec d’un accord avec le fonds Delphos International, Kioni a signé un protocole d’accord avec la société de négoce new-yorkaise Hartree Partners en septembre 2025. En outre, Le gouvernement congolais soutient l’initiative via une subvention de 3,5 millions de dollars octroyée par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) pour les études préliminaires.
Le projet s’inscrit dans une volonté de rééquilibrer l’accès aux minerais critiques de la RDC vers les marchés occidentaux, en s’appuyant notamment sur le développement du corridor de Lobito et le renforcement des liens diplomatiques entre Kinshasa et Washington. Bien que des discussions positives aient été rapportées début 2026, la société attend toujours des réponses définitives de ces institutions américaines.
Aime Binda