Le président Cyril Ramaphosa a prolongé la présence des forces de défense nationale sud-africaines (SANDF) en République démocratique du Congo (RDC) jusqu’à la mi-2026, avant le retrait de l’Afrique du Sud de la mission des Nations Unies sur place (MONUSCO).
Dans une lettre adressée à la présidente de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza, datée du 13 février, le président Ramaphosa a indiqué que cette prolongation visait à achever le retrait des 450 membres des Forces de défense nationale sud-africaines (SANDF) de la MONUSCO. Le « maintien en poste » de ces 450 membres sera prolongé de six mois afin de finaliser ce retrait, a-t-il précisé.
« Le gouvernement de la République d’Afrique du Sud a décidé, en accord avec les Nations Unies, de mettre fin à sa participation à la mission de la MONUSCO. Toutefois, le retrait progressif des éléments structurels des forces de la SANDF s’effectuera au cours des six prochains mois. »
« Cette prolongation est nécessaire pour gérer correctement le départ des membres de la SANDF. La prolongation de leur engagement court du 1er février 2026 au 31 juillet 2026 », a déclaré Ramaphosa.
Les dépenses prévues pour ce déploiement de six mois s’élèvent à 883 124 104 rands.
Lors d’une conversation téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui s’est tenue le 12 janvier, Ramaphosa a indiqué que la décision unilatérale de l’Afrique du Sud de se retirer de la MONUSCO était influencée par la nécessité de consolider et de réaligner les ressources des forces de défense nationale sud-africaines, après 27 ans de soutien de l’Afrique du Sud aux efforts de maintien de la paix des Nations Unies en RDC.
Le mois dernier, la présidence a déclaré que l’Afrique du Sud figurait parmi les dix principaux pays contributeurs de troupes à la MONUSCO, avec une présence de plus de 700 soldats déployés en République démocratique du Congo à l’appui du mandat de maintien de la paix de la Mission.
L’Afrique du Sud a également contribué à la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC), mais a retiré ses forces l’année dernière après la fin anticipée du mandat de la mission suite à la chute de Goma aux mains des rebelles du M23 fin janvier 2025. Les ressources allouées à la RDC semblent désormais être consacrées à la réponse aux menaces intérieures en Afrique du Sud , Ramaphosa ayant annoncé le mois dernier le déploiement de soldats pour lutter contre la criminalité, notamment le banditisme et l’exploitation minière illégale dans les provinces du Cap-Oriental, du Cap-Occidental et du Gauteng.
C.Mokoena