Le Congo lance une force de protection minière dotée d’un budget de 100 millions de dollars, financée par les États-Unis, pour sécuriser les sites.
L’inspection des mines de la République démocratique du Congo a annoncé lundi avoir créé une garde minière paramilitaire pour sécuriser les sites miniers et les chaînes d’approvisionnement en minéraux, alors que le premier producteur mondial de cobalt tente de lutter contre la contrebande et l’insécurité dans le secteur et de renforcer la confiance des investisseurs.
Le programme sera financé par un budget de 100 millions de dollars dans le cadre de partenariats stratégiques avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, a déclaré l’Inspection générale des mines (IGM) dans un communiqué.
L’année dernière, Kinshasa a signé un partenariat minier avec les États-Unis afin de renforcer les chaînes d’approvisionnement et la sécurité, Washington cherchant à réduire la domination de la Chine sur le marché des minéraux critiques.
L’IGM a déclaré que la nouvelle unité sera déployée progressivement dans les régions minières du Congo et devrait compter plus de 20 000 personnes d’ici fin 2028.
Un premier contingent de 2 500 à 3 000 hommes devrait être opérationnel à partir de décembre 2026, après le recrutement et six mois de formation en collaboration avec l’armée.
« La volonté du Président de la République est d’assainir l’ensemble du secteur minier, en éliminant les pratiques qui vont à l’encontre de la bonne gouvernance, de la transparence et de la traçabilité des minéraux », a déclaré Rafael Kabengele, inspecteur général des mines du pays.
Dans le cadre du partenariat minier Congo-États-Unis, Virtus a pris le contrôle de la société minière de cuivre et de cobalt Chemaf, tandis que d’autres entreprises occidentales ont manifesté leur intérêt pour les actifs miniers, y compris dans les zones contrôlées par les rebelles où l’insécurité a déjà perturbé les opérations.
La garde minière prendra en charge les missions de sécurité actuellement assurées par les forces de défense. Son mandat comprendra la sécurisation des sites miniers, l’escorte des convois de minerais depuis les zones d’extraction jusqu’aux usines de traitement et aux postes frontières, ainsi que la protection des investissements, précise le communiqué.
Rédaction