Fortunat Biselele était l’unique collaborateur Tshisekedi à assister à sa rencontre confidentielle avec Denis Sassou le 3 juillet 2026 pour ouvrir la voie au dialogue congolais

Selon Africa Intelligence, Fortunat Biselele était l’unique collaborateur du président Félix Tshisekedi à assister à sa rencontre confidentielle avec Denis Sassou-Nguesso, le 3 juillet 2026, au sujet d’un dialogue national en RDC. Ancien conseiller privé écarté, Biselele a orchestré cette audience en coulisses, éclipsant les diplomates habituels pour faciliter le rapprochement entre les deux chefs d’État.

Cette médiation discrète mais insistante de Denis Sassou-Nguesso (appuyée en coulisses par l’ancien président guinéen Alpha Condé) a porté ses fruits

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a joué un rôle de médiateur clé et décisif en coulisses pour convaincre son homologue de la RDC, Félix Tshisekedi, de convoquer un dialogue national. Craignant une contagion et une déstabilisation régionale liée aux tensions politiques à Kinshasa, Denis Sassou-Nguesso s’est personnellement investi pour débloquer la situation après plus d’un an d’atermoiements.

Le président Denis Sassou-Nguesso a mis en garde Félix Tshisekedi contre le risque d’une crise politique majeure liée au projet de changement de la Constitution en RDC. Cette alerte a été formulée lors de leur entretien stratégique en tête-à-tête le 3 juillet 2026 à Brazzaville. Denis Sassou-Nguesso craint par-dessus tout un effet de contagion. Une crise politique incontrôlable de l’autre côté du fleuve Congo menacerait directement la stabilité de la République du Congo.

Le président brazzavillois a souligné le très faible soutien des pays de la sous-région d’Afrique centrale à ce projet de révision constitutionnelle. Il a insisté sur la nécessité absolue de calmer le jeu avec les principaux chefs de l’opposition congolaise, farouchement opposés à une modification permettant un troisième mandat à Félix Tshisekedi, à rapporté Africa Intelligence. Cette médiation discrète mais insistante de Denis Sassou-Nguesso (appuyée en coulisses par l’ancien président guinéen Alpha Condé) a porté ses fruits. Après plus d’un an d’hésitations, Félix Tshisekedi a donné son accord de principe pour convoquer un dialogue national. Ce forum doit traiter des tensions politiques et de la crise sécuritaire dans l’Est du pays. À la suite de l’annonce de ce dialogue, la plateforme de l’opposition (Coalition C64) a accepté de reporter ses manifestations de rue prévues fin juillet, accordant un moratoire au pouvoir jusqu’au 15 août 2026 pour ouvrir officiellement les discussions.

Aimé Binda

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