Le comité technique coordonné par Acacia B. et d’Antoine Ghonda pour relancer l’exploration pétrolière autour du lac Albert,inclut Tim O’Hanlon ,ancien vice-président pour l’Afrique de Tullow Oil

Félix Tshisekedi veut relancer l’exploration pétrolière autour du lac Albert
Totalement paralysée depuis quinze ans, la mise en valeur des blocs 1 et 2 congolais pourrait reprendre si des rapprochements avec Pékin et Kampala étaient rapidement entrepris par Kinshasa,a rapporté Africa Intelligence.

En effet,L’État congolais a récupéré les concessions après avoir réglé un litige devant la CCI et conclu un accord de remboursement avec le milliardaire Dan Gertler, ce qui a permis de restituer au gouvernement de la RDC des données sismiques cruciales.

Cette initiative de la relance de l’exploration pétrolière autour du lac Albert
marque un tournant stratégique majeur pour le secteur énergétique de la République démocratique du Congo (RDC). Le président Félix Tshisekedi, par l’intermédiaire de son ambassadeur itinérant Antoine Ghonda et de la ministre d’État aux Hydrocarbures Acacia Bandubola Mbongo, pousse activement pour la relance de l’exploration pétrolière dans le Graben Albertine (notamment les blocs 1 et 2).La RDC cherche ouvertement à s’inspirer du modèle de développement pétrolier réussi par l’Ouganda sur la rive opposée du lac Albert. L’exécutif congolais souhaite harmoniser les méthodes d’extraction pour maximiser la rentabilité de ce bassin transfrontalier.

Le comité technique créé par Acacia Bandubola Mbongo et
d’Antoine Ghonda

Le comité constitue le principal vecteur diplomatique et opérationnel pour négocier l’intégration des infrastructures avec l’Ouganda. Il assure la coordination directe entre la présidence congolaise et le ministère des Hydrocarbures afin d’harmoniser les cadres réglementaires régissant l’exploitation transfrontalière.
Antoine Ghonda , En tant qu’ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi, met à profit sa longue expérience diplomatique dans la région des Grands Lacs pour gérer les mécanismes bilatéraux de partage des ressources avec Kampala.
Antoine Ghonda a été nommé ambassadeur itinérant par Félix Tshisekedi en mars 2025. Sa mission actuelle auprès du président ougandais Yoweri Museveni vise à négocier des mécanismes conjoints de gestion et de partage des infrastructures ou des ressources transfrontalières,Profiter de la dynamique ougandaise afin d’intégrer la RDC dans les futurs circuits d’évacuation ou de raffinage du pétrole de la zone et Rassurer les partenaires internationaux sur la volonté de Kinshasa de sécuriser et de viabiliser sa rive du lac pour attirer de nouveaux investisseurs.

Pour sa part,Acacia Bandubola Mbongo ,en qualité de ministre d’État chargée des Hydrocarbures de la RDC,pilote les ajustements structurels internes nécessaires pour accélérer la mise en valeur des blocs 1 et 2. Son ministère se concentre sur la création d’une banque de données pétrolières nationale centralisée et sur l’accélération de la promotion de ces blocs auprès des investisseurs internationaux.

Le rôle pivot de Tim O’Hanlon

L’intégration de cet expert irlandais chevronné est hautement stratégique. Ayant lui-même négocié les premiers contrats d’exploration de ces blocs en 2006 lorsqu’il était vice-président pour l’Afrique chez Tullow Oil, il apporte une maîtrise historique des dossiers et un réseau international indispensable pour rassurer les investisseurs.
Le comité créé par la ministre Acacia et Ghonda associe la vision de la présidence à l’expertise technique nationale, en intégrant des structures clés telles que la SOCIR (Société congolo-italienne de raffinage) et la SEP Congo.
La constitution de ce comité répond à un sentiment d’urgence, alors que l’Ouganda voisin progresse rapidement vers la phase de production en 2027. Si le versant congolais n’a fait l’objet d’aucun forage à ce jour, la partie ougandaise du bassin de rift du lac Albert recèle environ 1,5 milliard de barils récupérables. Ces réserves sont mises en valeur par TotalEnergies et CNOOC, et il est prévu que les flux commerciaux transitent par l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP).

Rédaction

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