La Gécamines va exporter 100 000 tonnes de cuivre vers les États-Unis via Mercuria dans le cadre d’une vente aux enchères qui s’est tenue le 4 décembre 2025


Gécamines s’apprête à exporter 100 000 tonnes de cuivre vers les États-Unis dans le cadre d’une nouvelle initiative stratégique visant à commercialiser sa part de production issue de la coentreprise Tenke Fungurume Mining (TFM). Cet accord, soutenu par la Société américaine de financement du développement international (DFC), a pour objectif de garantir aux États-Unis un accès aux minéraux critiques.Les 100 000 tonnes de cuivre proviennent du site TFM, une coentreprise entre la Gécamines et China Molybdenum Co (CMOC).En effet, Un accord de 2023 autorise la Gécamines à commercialiser sa part de 20 % de la production.

La cargaison de cuivre a été acquise par une vingtaine d’acheteurs américains, dont l’identité est restée confidentielle, lors d’une vente aux enchères qui s’est tenue le 4 décembre 2025.La Gécamines s’est associée au négociant suisse de matières premières Mercuria afin d’assurer le soutien logistique et financier nécessaire à l’opération, notamment grâce à une ligne de crédit renouvelable de 500 millions de dollars.
Cette exportation s’inscrit dans une démarche plus large de la République démocratique du Congo (RDC) visant à renforcer le contrôle et la transparence de son commerce de minéraux critiques, en s’appuyant sur un partenariat stratégique récemment établi entre la RDC et les États-Unis.
Les expéditions de cuivre à travers l’Atlantique devraient débuter fin janvier 2026.
La Gécamines ambitionne d’atteindre à terme un volume commercialisable de 500 000 tonnes de cuivre par an, grâce à ses différentes coentreprises.Cette initiative constitue une étape importante dans les efforts déployés par la RDC pour se positionner comme un fournisseur clé sur le marché mondial des minéraux critiques, notamment pour des industries telles que les véhicules électriques et les énergies propres, et pour réduire sa dépendance aux voies d’exportation et aux acheteurs traditionnels.

Aimé Binda

Partage