Les combattants Wazalendo n’ont pas le statut de membres de la RAD ce qui explique le flou au sujet de 4 millions de USD versés par mois à la Réserve armée de la défense

Ce flou financier entourant les Wazalendo est précisément au cœur d’un bras de fer politique et d’audits parlementaires majeurs en RDC.L’opacité de ce mécanisme repose sur un paradoxe institutionnel et des soupçons de détournements massifs. Bien que l’enveloppe de 4 millions de dollars par mois soit officiellement ponctionnée sur les lignes budgétaires de la Réserve armée de la défense (RAD), les combattants Wazalendo (les « patriotes ») n’ont pas le statut de membres de la RAD.

Cet imbroglio juridique complique le contrôle et l’audit des fonds.Cette opacité a poussé le député national Claude Misare à interpeller officiellement le ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita. Lors de ses vacances parlementaires dans l’Est (à Uvira), l’élu avait constaté que les combattants sur le terrain vivent dans des conditions extrêmement précaires et affirment ne rien toucher, ce qui fait craindre que l’argent s’évapore entre Kinshasa et le front.


Les principaux intéressés, regroupés au sein de la coalition Wazalendo-RDC, ont eux-mêmes publié des communiqués contestant l’existence d’une aide substantielle de l’État, dénonçant la « mauvaise gouvernance » et des détournements orchestrés par certaines autorités militaires.


une partie de l’enveloppe de l’aide passe par les canaux de la RAD, tandis qu’un « fonds spécial d’intervention » est directement versé en liquide à certains leaders régionaux sur le terrain, favorisant l’absence de traçabilité.

Par ailleurs, des soupçons de détournement de fonds pèsent sur les primes destinées aux membres de la Réserve Armée de la Défense (RAD), a rapporté Africa Intelligence.
Face à cette situation, le vice-premier ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a pris des mesures conservatoires strictes en demandant le gel immédiat des comptes bancaires affectés au versement de ces bonus. Le ministre conteste formellement la validité de la liste des bénéficiaires fournie par le commandement de la RAD, suspectant l’intégration de personnes non éligibles ou fictives au détriment des véritables réservistes engagés sur le terrain.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de Kinshasa d’assainir les fichiers de paie au sein de l’armée et de lutter contre la corruption dans le secteur de la défense.

En bloquant le versement de ces primes, le gouvernement congolais cherche à éradiquer le phénomène récurrent des « militaires fictifs » qui prive les combattants mobilisés au front de leurs ressources vitales. Ce contrôle budgétaire rigoureux intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la République démocratique du Congo.

Rédaction

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