Les revenus liés à l’or permettent aux ADF de moins dépendre du soutien de l’État islamique, selon The Sentry.
L’or transite par les centres commerciaux congolais avant d’être acheminé vers les raffineries ougandaises et les réseaux d’exportation.
Une insurrection affiliée à l’État islamique dans l’est du Congo tire la majeure partie de ses revenus de la production et de la contrebande d’or, ce qui lui permet de financer ses propres opérations, selon un rapport publié mardi.
Les Forces démocratiques alliées (ADF), responsables de la mort de milliers de personnes lors d’attaques contre des civils et les forces de sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo au cours de la dernière décennie, génèrent entre 1 et 1,6 million de dollars par an grâce aux sites d’extraction d’or dans une seule zone de la province du Nord-Kivu.
L’or est acheminé via des centres commerciaux de l’est du Congo vers des raffineries et des réseaux d’exportation en Ouganda voisin, selon un rapport de The Sentry, une organisation d’enquête basée aux États-Unis qui suit les conflits violents et les réseaux financiers illicites.
L’Ouganda a déployé des milliers de soldats au Congo pour aider les forces locales à combattre l’ADF, mais le groupe a prouvé sa résilience en s’intégrant profondément dans les réseaux économiques locaux.
Ces revenus considérables (1 à 1,6 million de dollars par an) sont générés uniquement dans la région de Manguredjipa, située dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu.
L’or extrait illégalement transite d’abord par des centres de négoce locaux dans l’est de la République démocratique du Congo. Il est ensuite acheminé vers des raffineries et des réseaux d’exportation en Ouganda pour être blanchi sur le marché mondial.
Cette mainmise sur l’économie de l’or de conflit permet aux ADF de réduire leur dépendance aux circuits financiers internationaux de l’État islamique. Ils parviennent ainsi à financer directement l’achat d’armes, leur logistique et le recrutement de combattants.
Selon les révélations d’Africa Intelligence, le groupe djihadiste d’origine ougandaise des Allied Democratic Forces (ADF) a intensifié ses activités au Kenya en y établissant des filières de recrutement actives et des cellules dormantes.
Les unités antiterroristes et les services de renseignement kényans ont considérablement renforcé leur surveillance sur l’ensemble du territoire pour démanteler ces réseaux.
Face à l’expansion de la menace à l’extérieur de son bastion traditionnel de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya déploie des moyens en étroite coordination avec les services de sécurité des pays voisins.
L’enquête d’Africa Intelligence souligne que le Kenya n’est plus seulement une base arrière logistique potentielle, mais une véritable zone de ciblage pour l’enrôlement de nouvelles recrues pour le compte de l’organisation djihadiste.
Avec The Sentry
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