Plaques d’immatriculations : Un comité de suivi, dirigé par le conseiller Dieudonné Ntumba Kasonga, a été mis en place pour superviser Castillo Valere

L’enquête exclusive d’Olivier Liffran, publiée par Africa Intelligence révèle les dessous de la guerre secrète autour du système national d’immatriculation en République démocratique du Congo (RDC). Au cœur de ce conflit se mêlent d’immenses enjeux financiers, politiques, et des questions de souveraineté technologique.Le gouvernement congolais a lancé une politique de renouvellement du parc automobile.

Le contrat initial

Il porte sur la fabrication et la livraison de 100 000 paires de plaques sécurisées. Les plaques sont vendues à 115 dollars l’unité.Le dispositif doit à terme s’étendre à tout le parc national, représentant des recettes estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars. Le marché a été attribué par le ministre des Finances Doudou Fwamba à l’entreprise belge Castillo Valere en juillet 2025. Cette attribution a été facilitée par l’entregent de Georges Batuleji, un membre de l’UDPS et proche de la famille présidentielle.

Le comité de suivi du ministère des Finances

Un comité de suivi, dirigé par le conseiller Dieudonné Ntumba Kasonga, a été mis en place pour superviser Castillo Valere. Cette structure est financée par des primes prélevées sur les recettes des nouvelles immatriculations.
Ce comité de suivi est présidé par Dieudonné Ntumba Kasonga, conseiller fiscal et douanes du ministre des Finances. Sa mission principale est de superviser l’exécution du contrat signé avec l’entreprise belge Castillo Valere pour la fabrication des plaques sécurisées.Le comité est directement financé par une quote-part prélevée sur le coût des plaques vendues (fixé à 115 dollars l’unité). Une somme de 1,52 dollar par plaque est allouée à cette structure pour verser des primes à ses membres, qui incluent également des cadres de la Direction générale des impôts (DGI). Selon les précisions du ministère rapportées par Africa Intelligence, ces fonds ont pour but de financer les réunions techniques, le suivi opérationnel ainsi que des missions de contrôle sur tout le territoire national

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