Au total, dix-sept chefs d’État africains ont d’ores et jour confirmé leur présence physique à Moscou aux côtés de Vladimir Poutine.
Évariste Ndayishimiye, le président de la République du Burundi et actuel président en exercice de l’Union africaine, qui co-présidera la séance plénière du sommet avec Vladimir Poutine.
Les représentants des grandes organisations d’intégration régionale du continent, notamment l’Union africaine (UA), la CEDEAO, la SADC, l’IGAD ou encore la CEEAC y prendront part.
l’ambassadeur de la RDC en Russie, Ivan Vangu Ngimbi, a confirmé que le président de la RDC, Félix Tshisekedi, conduira la délégation de son pays en Russie , au cours duquel les parties signeront un certain nombre d’accords de coopération bilatérale.
Le président rwandais Paul Kagame est aussi attendu à ce troisième Sommet Russie-Afrique, qui se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.
Cette participation a été confirmée par l’ambassadeur du Rwanda en Russie, le général de division Joseph Nzabamwita, auprès de l’agence de presse russe TASS.
Ces chefs d’État et délégations africaines vont participer à l’élaboration de la feuille de route de la coopération russo-africaine pour la période 2027-2029, un document qui fixera les grandes priorités économiques, politiques et sécuritaires.
Les axes stratégiques de la feuille de route 2027-2029 de la coopération russo-africaine
Les axes stratégiques de la feuille de route 2027-2029 (ou plan d’action tripartite) de la coopération russo-africaine, validés lors du Troisième Sommet Russie-Afrique à Moscou, se concentrent sur la transition de la diplomatie vers des projets économiques et technologiques mesurables.
Ce plan d’action triennal repose sur les grands piliers thématiques suivants :
- Économie, commerce et investissements
- Priorité absolue : Accélération et intensification des investissements pour dépasser les paliers commerciaux actuels.
- Mécanismes : Promotion d’avantages douaniers via l’Union économique eurasiatique et création de plateformes de mise en relation directe des entreprises, telles que le Russia–Africa Expo.
- Finances : Développement de systèmes de paiement autonomes pour sécuriser les transactions en dehors des circuits financiers occidentaux.
- Hautes technologies et souveraineté numérique
- Intelligence Artificielle : Coopération accrue encadrée par une déclaration officielle inédite sur l’utilisation civile et pacifique de l’IA.
- Technologies numériques : Transferts de compétences et de solutions logicielles appliquées à la gouvernance et aux infrastructures.
- Énergie et transition industrielle
- Nucléaire civil : Partenariats stratégiques pour l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire afin de combler le déficit énergétique africain.
- Ressources : Coopération autour de la gestion des ressources en eau et de l’énergie traditionnelle.
- Sécurité alimentaire et biologique
- Céréales et engrais : Consolidation des exportations agricoles russes (notamment de blé) vers le continent, tout en soutenant l’amélioration de la chaîne logistique.
- Sécurité biologique : Renforcement de la surveillance et des réponses communes face aux risques sanitaires et épidémiques.
- Sécurité globale et défense
- Consolidation des accords de défense existants, comprenant la fourniture d’équipements, l’assistance technique et les formations militaires aux armées locales.
- Volet humanitaire et scientifique
- Élargissement de la coopération dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et de la recherche scientifique et technique
Rédaction