L’ accord des minerais contre sécurité avec les États-Unis et un accord de paix séparé RDC – Rwanda pourraient être possibles « d’ici fin juin »

Olivier Nduhungirehe

Olivier Nduhungirehe, Ministre rwandais des Affaires étrangères

La République démocratique du Congo est optimiste quant à la possibilité de conclure un accord avec Washington le mois prochain pour garantir les investissements américains dans des minéraux essentiels et un soutien pour mettre fin à la rébellion soutenue par le Rwanda dans l’est du pays, a rapporté dimanche le Financial Times.

Les minéraux congolais tels que le tungstène, le tantale et l’étain, que Kinshasa accuse depuis longtemps le Rwanda voisin d’exploiter illégalement, pourraient être exportés légalement vers le Rwanda pour y être raffinés, conformément aux termes d’un accord de paix négocié par les États-Unis, a rapporté Reuters la semaine dernière.

Un accord d’investissement avec les États-Unis et un accord de paix séparé avec le Rwanda seraient  possibles « d’ici fin juin », a indiqué le journal, citant deux personnes proches des négociations. Cependant, d’importants obstacles  demeurent encore a indiqué le Financial Times. Le ministre congolais des Mines, Kizito Pakabomba, a déclaré qu’un accord avec les États-Unis contribuerait à « diversifier les  partenariats de la RDC », réduisant ainsi la dépendance du pays à la Chine  a rapporté le Financial Times.

Kinshasa considère le pillage de ses richesses minières comme l’un des principaux moteurs du conflit qui oppose ses forces aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, dans l’est du Congo. Ce conflit s’est intensifié depuis janvier. Kigali accuse Kigali de faire passer chaque mois en contrebande des dizaines de millions de dollars de minerais à travers la frontière, destinés à être vendus depuis le Rwanda.

Washington fait pression pour qu’un accord de paix entre les deux parties soit signé cet été, accompagné d’accords miniers visant à attirer des milliers de milliards de dollars d’investissements occidentaux dans la région, a déclaré Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique, plus tôt ce mois-ci.

Les mesures défensives du Rwanda le long de la frontière sont nécessaires tant que les menaces et la cause de l’insécurité en RDC persistent, a déclaré Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, selon le Financial Times.

Le département d’État américain n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de Reuters.

Avec Financial Times

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