Ce tournant majeur résulte d’une stratégie de négociation offensive menée par Kinshasa pour transformer ce qui était initialement un simple accord d’approvisionnement en minerais en un véritable partenariat de défense.
Signé en parallèle de l’accord stratégique le 4 décembre 2025, ce document confidentiel (Mémorandum d’entente (MoU) sur la sécurité définit les modalités de coopération pour restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Protection des infrastructures critiques par les USA
L’accord prévoit une assistance américaine spécifique pour sécuriser les sites miniers stratégiques (regroupés dans la nouvelle « Réserve d’actifs stratégiques ») et les axes logistiques majeurs, comme le corridor ferroviaire de Lobito.
Renforcement des capacités (FARDC et Renseignement) avec ‘implications de l ‘Africom
Le partenariat inclut des programmes de formation et d’équipement pour les Forces Armées de la RDC (FARDC) et les services de renseignement, visant à améliorer la réponse aux menaces des groupes armés.
La mise en œuvre du cadre opérationnel a débuté concrètement fin février 2026 avec la visite à Kinshasa du Général Dagvin Anderson, commandant d’AFRICOM, pour finaliser les détails de cette coopération militaire.
Cette architecture, imposée par les négociateurs congolais, lie désormais l’accès privilégié des États-Unis aux ressources critiques à un engagement tangible pour la stabilité et la souveraineté de la RDC. En outre, les États-Unis et la RDC ont formellement convenu d’intensifier le partage de renseignements afin d’aider les forces congolaises (FARDC) dans leur lutte contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.
Exercices militaires conjoints FARDC et les USA(Joint Military Exercises)
Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a entamé des réunions en janvier 2026 afin de planifier la participation des forces congolaises à des exercices militaires conjoints et à une coopération plus large en matière de sécurité.Les propositions incluent l’octroi aux États-Unis d’un accès aux bases militaires afin de protéger directement les ressources stratégiques et, potentiellement, le remplacement des opérations de maintien de la paix inefficaces de l’ONU par une coopération directe entre les États-Unis et la RDC.
Aimé Binda