La liste des invités politiques et business de ce grand rendez-vous Afrique-France se précise, tout comme l’organisation d’événements annexes dans la capitale kényane. Les questions liées à la jeunesse, au sport ou encore à l’énergie nucléaire devraient être abordées, a rapporté Africa Intelligence.
Plusieurs chefs d’État africains sont attendus pour discuter des questions d’innovation, de souveraineté et de croissance.
Afrique de l’Ouest : Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Bola Ahmed Tinubu (Nigeria).
Afrique de l’Est : William Ruto (Hôte, Kenya), Paul Kagame (Rwanda), Samia Suluhu Hassan (Tanzanie) et Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti).
Autres régions : Mahamat Idriss Déby (Tchad), Hakainde Hichilema (Zambie) et Évariste Ndayishimiye (Burundi/UA). António Guterres (Secrétaire général de l’ONU) est également attendu. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a décliné l’invitation en raison d’un agenda chargé. Les dirigeants de l’alliance des Etats du Sahel n’ont pas été invités.
La présence de Félix Tshisekedi reste le principal point d’interrogation du sommet Africa Forward à Nairobi (11-12 mai 2026).
La tension avec le Rwanda est à son comble. Kinshasa accuse toujours Kigali de soutenir les rebelles du M23 qui occupent des parties du Nord-Kivu, malgré plusieurs tentatives de médiation internationale.
Refus du face-à-face
Le président congolais rechigne à participer à des événements où Paul Kagame est présent et mis en avant, afin d’éviter toute image de normalisation sans retrait préalable des troupes rwandaises.
Notons que Les services de renseignement congolais ont déconseillé certains déplacements à l’étranger du président Félix Tshisekedi dans ce climat de crise sécuritaire aiguë à l’Est. Pour ne pas pratiquer la « politique de la chaise vide » sur des sujets économiques cruciaux (comme l’IA ou le nucléaire civil), la RDC envisage une Représentation par Judith Suminwa Tuluka. La Première ministre est pressentie pour diriger la délégation congolaise au Kenya. Cela permettrait à la RDC de participer aux discussions sur les minerais critiques et le financement du développement sans engager la diplomatie de haut niveau du Chef de l’État.
Aimé Binda