Alors que l’ancien président Joseph Kabila est arrivé, fin mai, à Goma, la capitale du Nord-Kivu, actuellement sous contrôle de la rébellion, le président congolais Félix Tshisekedi s’est activé à neutraliser les réseaux de Joseph Kabila en Afrique du Sud et dans toute l’Afrique Australe notamment la Namibie, le Zimbabwe, l’Eswani et le Kenya.
Félix Tshisekedi a fait pression sur l’administration Trump pour obtenir la tête de Joseph Kabila dans le cadre de l’accord minerais contre sécurité entre la RDC et les USA. Félix Tshisekedi qui considère que Joseph Kabila est le leader de la rébellion du M23 soutenu par le Rwanda a purement et simplement exigé à Donald Trump de mettre la pression sur ces pays de l’Afrique australe et le Kenya pour neutraliser Joseph Kabila ou carrément l’arrêter.
Rumeurs d’un exil forcé : Kabila à Goma sous l’aile rwandaise ?
Des murmures persistants agitent les cercles politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo, suggérant un scénario pour le moins inattendu pour l’ancien président Joseph Kabila. Selon ces conjectures, Kabila aurait fui successivement plusieurs pays africains où il aurait cherché refuge – la Namibie, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, l’Eswatini et le Kenya – se retrouvant finalement contraint de chercher asile à Goma, sous une protection inattendue : celle du Rwanda.
Un accord « minerais contre sécurité » en toile de fond ?
Ces suppositions dressent le tableau d’une pression intense exercée par l’actuel président Félix Tshisekedi sur les pays hôtes de Kabila. Cette pression n’aurait pas été directe, mais passerait par l’intermédiaire des États-Unis. L’hypothèse centrale derrière ce revirement serait un accord tacite, voire explicite, entre Kinshasa et Washington : un échange de bons procédés où les richesses minières congolaises serviraient de monnaie d’échange pour garantir la sécurité et la stabilité de la RDC, notamment par la neutralisation de figures perçues comme menaçantes.
Dans ce jeu de pouvoir, les États-Unis, sous l’administration Trump (si l’on se fie aux délais supposés de cet arrangement), auraient été sollicités par Félix Tshisekedi pour faire pression sur les pays d’accueil de Joseph Kabila. L’Eswatini, la Namibie et le Kenya, qui auraient pu offrir un havre à l’ancien président, auraient ainsi été contraints de lui retirer leur hospitalité face aux exigences américaines.
Kabila acculé, le choix de Goma et du Rwanda
Face à cette série de refus et l’impossibilité de trouver un refuge stable, Joseph Kabila aurait été mis au pied du mur. L’insistance de Félix Tshisekedi sur la « neutralisation » de Kabila – une demande formulée dans le cadre de l’accord avec les États-Unis – aurait laissé peu d’options à l’ancien homme fort de Kinshasa.
Dans cette conjecture audacieuse, la seule issue pour Joseph Kabila aurait été de se réfugier à Goma, une ville stratégique de l’Est congolais, mais surtout sous une protection rwandaise.
Ainsi, le Rwanda envisagerait de poser le cas Kabila dans les futures négociations de paix avec la RDC.
Coco Kabwika