Félix Tshisekedi gère plutôt le risque de coup d’État interne car le M23 ne constitue pas une menace militaire directe pour Kinshasa


La RDC a maintenu une position forte dans les négociations, notamment parce que le M23 ne représente pas une menace militaire directe pour le gouvernement congolais. Le CTP estime que le président de la RDC, Félix Tshisekedi, gère le risque de coup d’État lié au conflit avec le M23 parce que ce groupe ne constitue pas une menace militaire directe. Le M23 devrait parcourir environ 800 kilomètres pour atteindre le poumon économique de la RDC, situé dans la région sud riche en minerais, et près de 1 600 kilomètres pour atteindre Kinshasa, la capitale congolaise, en empruntant des routes en mauvais état.
Le M23 a également refusé de fléchir de sa position maximaliste, consacrant la majeure partie de l’année 2025 à renforcer son influence par la mise en place d’une région de facto autonome dans l’est de la RDC. Le M23 s’est replié sur lui-même, n’ayant fait face à aucune menace militaire extérieure pesant sur son contrôle du Kivu depuis son offensive du début de l’année 2025, ni à aucune pression du Rwanda pour accepter une démobilisation et un retrait. Une administration du M23 solidement ancrée serait encore plus inflexible et en mesure de revendiquer un rôle plus important dans tout accord futur prévoyant son intégration progressive au sein du gouvernement congolais. Le contrôle exercé par le M23 sur l’est de la RDC s’inscrit dans la stratégie à long terme du Rwanda visant à protéger et à renforcer son influence politique et économique et à établir une zone tampon à la frontière avec le Rwanda.

Yale Ford

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