‎Après 30 ans: La RDC réintègre le Conseil de sécurité de l’ONU en 2026


‎Après plus de trois décennies d’absence, la République démocratique du Congo (RDC) marque son retour sur la scène diplomatique mondiale. En ce début d’année 2026, le pays prend officiellement son siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour un mandat de deux ans (2026-2027).


Un retour stratégique dans un contexte de crise


Élue massivement en juin 2025 avec 183 voix sur 187, la RDC rejoint l’instance décisionnelle de l’ONU aux côtés du Liberia et de la Somalie (qui assure la présidence tournante ce mois de janvier). Ce mandat est crucial pour Kinshasa, alors que l’Est du pays demeure en proie à une instabilité persistante.
‎> « Nous porterons la voix de la RDC, mais aussi celle de l’Afrique », a affirmé Thérèse Wagner, ministre congolaise des Affaires étrangères.
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‎Les priorités de Kinshasa à New York

L’objectif principal du gouvernement congolais est clair : maintenir l’attention internationale sur la crise sécuritaire à l’Est, qualifiée par les autorités de « guerre d’agression » impliquant le Rwanda.

La RDC entend se concentrer sur deux leviers majeurs :
‎ * L’application de la résolution 2773 : Adoptée en février 2025, elle exige le retrait immédiat des forces rwandaises et du groupe armé AFC/M23.
‎ * L’influence au sein du « Groupe 3A » : En intégrant le bloc des trois pays africains membres du Conseil, la RDC espère peser davantage sur les décisions internationales face à une actualité mondiale saturée (tensions au Moyen-Orient et au Venezuela).


Un enjeu de survie pour l’agenda congolais


Selon l’expert Christian Moleka, ce siège est une opportunité vitale. Face à l’émergence de nouveaux conflits globaux, le risque est de voir la question congolaise reléguée au second plan. La présence directe de la RDC au Conseil garantit que ses enjeux de paix et de souveraineté restent au cœur des débats onusiens.

‎Avec RFI

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